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10 ans du Réseau Pince Oreilles

Rencontre avec Jean-Baptiste Jobard, directeur du réseau Pince Oreilles. Interview réalisée à l’occasion des 10 ans du Réseau Pince Oreilles

Peux-tu revenir un peu sur l’histoire du réseau Pince Oreilles ?

Le réseau a été créé en 1999, au départ il y avait 8 membres. Le paysage de la musique actuelle en Seine-et-Marne était très différent, beaucoup moins important. Aujourd’hui, nous avons 23 membres, mais cela ne représente pas encore toutes les musiques actuelles en Seine-et-Marne. Nous avons aussi d’autres acteurs sur le terrain qui sont pas encore adhérents. Cela ne nous empêche pas de travailler avec eux de manière plus ponctuelle.

Le réseau s’est développé petit à petit. Les structures étaient un peu isolées et atomisées sur tout le département, l’union fait la force, c’est un secteur qui était en déficit de reconnaissance public, l’idée de s’associer est donc venu tout naturellement.

Il y a 10 ans, il y avait seulement deux réseaux départementaux équivalent le CRY pour le 78 et le Réseau 92. Nous sommes donc le troisième réseau. Sur l’Île-de-France aujourd’hui 10 ans après tous les départements ont un réseau. Il y a même une confédération régionale qui est le RIF (Réseau Île-de-France). Ceci est intéressant car nous travaillons de ce fait entre département. Nous avons des dispositifs communs par exemple Itinérance qui permet aux groupes de « circuler » entre les départements. L’une des problématiques des groupes, une fois qu’il avait joué sur leur département, était de franchir les frontières, Itinérance est de ce fait un dispositif assez simple de professionnalisation des artistes, c’est une sorte de bourse où les salles payent les cachets et la bourse prend en charge toutes les cotisations sociales.

23 adhérents Pince Oreilles

En 10 ans, comment s’est développé le réseau ?

C’est à la fois une évolution lente et rapide. Le moment charnière se situe il y a environ trois ans, au moment où le réseau a fait un travail de diagnostic important sur le département avec un état des lieux des musiques actuelles. C’est à cette période que nous avons eu une position d’expertise sur le département 77. Nous avons été capable de fournir des analyses aux pouvoirs publics, par exemple au Conseil Général de Seine-et-Marne, afin de définir leurs politiques culturelles. Nous sommes sur le terrain et donc capables de fédérer et de voir les directions de développement qui seraient intéressantes pour les salles et les groupes. C’est intéressant car en terme de construction de politique publique, cela a vraiment été compris par le Conseil Général mais aussi par la DRAC (Ministère de la Culture)…

Les adhérents du Pince Oreilles sont vraiment divers. Nous avons de grandes salles comme ce soir au File7 pour les 10 ans du Pince Oreilles, ou l’Empreinte (Savigny-le-Temple), les Cuizines (Chelles)… Dans ces salles il y a généralement une dizaine de permanents et les choses sont aussi assez « installées ». Et le réseau comporte un deuxième type de salle qui fonctionnent un peu plus dans un système de précarité avec des projets plus fragiles. Les besoins sont donc importants, tout le travail est de définir ces besoins ensembles.

Quel est le rôle au quotidien de l’association Pince Oreilles ?

Notre rôle c’est d’abord de faire en sorte qu’il y est une animation de réseau, la Seine-et-Marne, c’est un territoire particulièrement vaste. Il faut arriver à ce que les salles se sentent faire partie d’un « plus grand tout ». Le but c’est que les gens travaillent ensemble. Il faut aussi qu’ils définissent ensemble leurs actions et leurs projets en complémentarité avec ce qui est fait chez le voisin. Le réseau permet aussi de s’auto-former, les uns apprennent des autres à partir de leurs expériences et vice-versa. Cet échange permet d’améliorer d’un point de vue qualitatif et quantitatif l’offre proposée sur le département.

Au niveau des artistes, comment intervenez-vous ?

C’est un peu complexe à comprendre. Notre action en direction des artistes, c’est qu’on essaie de ne pas se substituer à ce que font les adhérents. Les salles sont en prise directe avec les artistes, parce qu’ils viennent répéter, enregistrer, jouer… chez eux. Notre action sur le département, c’est de trouver des solutions afin qu’un artiste ou un groupe se développe sur l’ensemble du 77 car il y aura eu un travail commun avec les membres du Réseau Pince Oreilles.

Exemple, nous avons une action annuelle qui est la Pépinière, c’est une compilation. Les adhérents chaque année ont fait un appel à projet et les artistes envoient leur mp3 et leur démo pour faire partie de la Pépinière. C’est une espèce de vitrine de la scène des musiques actuelles seine-et-marnaises. Dans un premier temps les 23 adhérents votent pour choisir une liste de titres qui seront présent sur le disque. Dans un deuxième temps un jury détermine la sélection finale. La prochaine sortira en janvier 2010. C’est une compilation qui est diffusée à 5 000 exemplaires à la fois en Seine-et-Marne, mais aussi en dehors du département, toujours dans le même but de favoriser la circulation des artistes.

Suck In the Sound ou les Ladylike Dragons sont des super exemples. Ces groupes sont en pleine émergence. Mais ce sont avant tout des groupes qui ont commencé en Seine-et-Marne.

Comment les artistes vous contactent-ils ?

Généralement, le relais se fait par les adhérents. Il y a aussi le site internet ou le Transistor qui est le magazine trimestriel édité à 7 000 exemplaires. C’est une diffusion assez massive. C’est important car ce magazine on le trouve chez nos adhérents, mais aussi dans d’autres lieux seine-et-marnais. Sur la carte du 77, tous nos adhérents se trouvent sur le partie ouest du département, c’est assez frappant, mais le Transistor le public peut le trouver sur l’ensemble du département.

Par exemple nous travaillons de plus en plus avec la Fédération des Foyers Ruraux de Seine-et-Marne. Nous essayons de toucher les zones plus rurales du département.

Comment fonctionne le financement du réseau ?

Pour les adhérents, il y a une cotisation en fonction de la taille de l’adhérent. C’est une petite partie de notre budget. Sur 110 00 euros, le Conseil Général donne 40 00 euros, le reste viennent des autres partenaires publics comme la DRAC.

Site : Réseau Pince Oreilles

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