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Le Roi Lion © Disneyland Paris
Le Roi Lion © Disneyland Paris

Christophe Leclercq, la passion d’un métier

18 ans à Disneyland® Paris

Christophe Leclecrq
Christophe Leclecrq

Christophe Leclercq, Comment êtes-vous entré à Disneyland® Paris ? Votre parcours ?
Tout s’est passé en février 1989, à l’époque j’étais danseur sur Paris, je terminais une tournée européenne. J’étais l’un des danseurs de Zizi Jeanmaire (la femme de Roland Petit). Elle était en récital à travers l’Europe et avait 10 danseurs qui la suivaient tout le temps. Nous étions les « stars » du spectacle avec elle, car nous dansions sur le final sur « Mon truc en plume », c’était un numéro très connu à l’époque. Je travaillais également avec Arthur Planchart, qui était l’un des chorégraphes de la télévision notamment pour Maritie et Gilbert Carpentier, les numéros 1 avec Johnny Hallyday, Michel Sardou.

Je dansais aussi avec Arthur Planchart, pour des conventions, je me souviens par exemple à Bercy de la grande convention pour le lancement de la R19.  Avec Zizi Jeanmaire, j’ai aussi dansé devant le Prince Charles et Lady Diana, nous avons fait un gala royal au château de Chambord, présenté par Léon Zitrone.  En résumé, j’ai dansé dans de beaux théâtres et de belles salles.

Comme tout danseur intermittent du spectacle, je parcourais les salles de danse sur Paris, pour chercher de nouveaux contrats. Un jour j’ai vu une annonce « recherche danseur pour Eurodisneyland » (le nom de Disneyland® Paris au début). Je connaissais un peu Walt Disney World, pour avoir regardé petit le Disney Parade présenté par Jean-Pierre Foucault à la télévision.
Je passais mon dimanche après-midi chez mes grands-parents en regardant Disney Parade, j’avais donc en tête les images du parc Walt Disney World. Je connaissais aussi un peu les dessins animés classiques de Disney, mais c’était là toute ma culture de l’univers Disney.

Je suis donc allé dans ce studio de danse à Paris pour passer le casting. Je me suis retrouvé devant une organisation énorme avec des américains et des français. Il y avait plusieurs studios de danse pour le casting en même temps. Ils avaient mis des cotons grattés devant les miroirs, les vitres pour que nous évitions de regarder ce qui se passe à l’intérieur.  Je suis rentré dans la salle, j’ai appris la chorégraphie qu’on m’a montré avec d’autres danseurs, après on passait dans une autre salle à côté et on rencontrait alors Jay Smith, qui était le chorégraphe du futur spectacle qui allait prendre forme à Disneyland.

Je me suis retrouvé avec 600 danseurs autour de moi, je suis rentré dans les salles de répétitions pendant 4h30, à chaque fois il éliminait des danseurs, des danseuses et moi je restais toujours dans le lot, et je me disais alors il se passe quelque chose. La première impression que j’ai eu avec Jay Smith, c’était une impression de confiance, il y a eu un contact très sympathique entre nous. Il a tout de suite apprécié ce que je faisais en audition, il m’a gardé à chaque nouvelle étape, il me mettait devant et faisait rentré un autre groupe derrière moi, je dansais avec le groupe, puis il éliminait des danseurs, il en gardait un ou deux et je restais toujours dans la salle. Je me disais à chaque fois « Quand est-ce que je vais arrêter ?  » 4h30 d’audition c’est énorme ! J’ai fait une audition classique, une jazz, une claquette ! Il cherchait des garçons qui sachent faire le French Cancan, car il avait dans l’idée de faire une partie du spectacle avec French Cancan.


J’ai appris à ce moment là qu’ils allaient construire un parc à thème à Marne-la-Vallée. Il s’est passé un mois durant lequel je n’ai eu aucune nouvelle, puis on m’a rappelé et on m’a dit le contrat est prêt. Je suis allé à la Madeleine , j’ai fait une journée Disney université, la journée de formation, nous avons signé le contrat le jour même.  Je me suis embarqué dans cette aventure sans vraiment savoir où j’allais, mais j’avais confiance en Jay Smith, j’étais toujours prêt pour de nouvelles expériences.

Pendant le mois qui s’est passé avant de signer le contrat, je ne suis pas resté inactif, j’ai passé d’autres auditions, j’ai fait des galas en France et en Allemagne avec une troupe qui s’appelait les Dolly Dollies. J’ai également passé une audition pour être danseur aux Folies Bergère.

Pour Disney, je me suis retrouvé à la SFP à Bry-sur-Marne, où on nous a présenté la maquette du spectacle, on nous a pris nos mesures, on va vous faire des costumes sur mesure, on va vous apprendre tant de tableaux, vous allez danser dans des décors avec Mickey et Minnie. Au fur et à mesure des jours qui avançaient, il devenait pour moi évident que j’adhérais bien au concept. J’ai vu apparaître Mickey devant moi et je me suis dit « Tiens c’est rigolo de danser avec Mickey, Minnie, Pluto, Tic-Tac etc ». Le spectacle se construisait petit à petit et nous avons présenté ce spectacle « C’est Magique » seulement trois fois, pour les milles personnes qui travaillaient déjà sur le site Disney. Nous avons été ovationnés par les français qui travaillaient déjà sur le projet du Parc car ils ne connaissaient pas encore ce qu’était un spectacle Disney, ils ont découvert une mini comédie musicale de 40 minutes.

Dès que j’ai commencé les répétitions il y avait toujours cette connexion avec Jay Smith, un jour il a dû quitter le studio de répétition pour aller régler quelques problèmes de costumes, il m’a dit en anglais bien sûr, car à l’époque il ne parlait pas le français, je te laisse dans le studio seul avec la troupe, tu prends en charge la répétition pendant une demi-heure. Je me suis mis face à tout le monde et j’ai dit bon « nous allons répéter ». J’ai remis la musique et nous avons dansé. Jay Smith est revenu, il m’a regardé pendant cinq minutes, il est venu me chuchoter à l’oreille : « Toi, tu as la trempe pour devenir quelqu’un d’important chez Disney, tu as tous les atouts pour réussir, tu vas aller très loin ». En fait, il cherchait déjà, les homonymes qui allaient à terme les remplacer.
Il s’est passé un mois fantastique où j’ai rencontré des gens géniaux, j’ai rencontré des danseurs, danseuses, personnages, les américains, les français, on a fait une équipe formidable durant un mois. C’est un souvenir pour moi inoubliable !

Après ce mois, je suis rentré aux Folies Bergères en juin 1989, j’ai continué à travailler en parallèle pour Disney qui m’appelait pour me proposer un contrat : une convention, un événement spécial, un défilé de costumes à présenter.
Je servais de danseur, mais aussi de mannequin pour présenter les costumes qui allaient être portés par les cast-members (employés) sur le Parc. Je faisais aussi des dîners sur Paris avec des grands directeurs auxquels nous présentions les tableaux dansés, chantés.

Tous les mois, j’avais un petit contrat chez Disney, j’ai travaillé parallèlement tous les soirs aux Folies Bergères, au bout de six mois, j’avais envie de changer. J’ai passé une audition pour être danseur au Moulin Rouge. J’ai tout de suite été pris, du jour au lendemain, je suis passé des Folies Bergères au Moulin Rouge (janvier 1990). J’ai fait le spectacle « Formidable » pour le spectacle du centenaire. Je suis resté pendant un an et demi, j’ai vécu aussi là de belles heures car c’était un endroit qui m’a énormément plu, celui où je voulais danser.
Avec le Moulin Rouge, j’ai eu l’occasion d’aller sur la scène de l’Opéra de Paris pour présenter le french cancan aux anciens acteurs du film « French Cancan » de Jean Renoir (avec Jean Gabin, Françoise Arnoul, Dora Doll, Michel Piccoli), sans Gabin (ndrl décédé en 1976), nous avons donc fait la surprise à tous ces anciens acteurs du film, en envahissant l’Opéra de Paris en dansant le French Cancan. Après j’ai travaillé également pour la Nouvelle Eve , le Casino de Paris.

L’anecdote drôle, j’ai quitté le Moulin Rouge pour intégrer Disney en mai 1991, mais Disney ne pouvait pas encore me faire travailler à temps complet, je suis donc allé faire une tournée de deux mois en Italie, à San Remo (juin-juillet 1991). Après cette tournée, mon corps était fatigué, je suis parti dans l’optique de deux mois sur la Côte d’Azur me reposer. En plein mois d’août j’ai eu un coup de fil de Miss Doris (qui engage les danseurs du Moulin Rouge), qui m’a proposé de partir en tournée. J’ai demandé où ? On part aux Etats-Unis en Floride à Walt Disney World. Intéressant ! (rires)
J’ai donc appelé Jay Smith, pour lui raconter que j’avais l’occasion de partir pendant une semaine complète aux Etats-Unis en Floride pour Walt Disney World, le Moulin Rouge va représenter la France pour les vingt ans de Walt Disney World. Il m’a tout de suite dit « Christophe, prend cette opportunité, tu vas voir ce que représente un parc à thème Disney ».
En octobre 1991, j’ai fait trois spectacles en Floride, durant lesquels nous avons été ovationné encore une fois, nous avons dansé au Pavillon américain, 50 musiciens live, 40 danseurs, la meneuse de revue. Nous avons été accueilli comme des rois, nous avions chacun une suite dans Walt Disney World. J’ai découvert en Floride ce qu’était un parc à thème Disney.

J’ai commencé pour Disney à temps complet une semaine avant Noël 1991, nous avons commencé à travailler sur l’événementiel. J’ai eu l’occasion de faire la promotion du Parc Disneyland en dansant à l’Olympia pour le spectacle « A nos pays d’Eurodisney ».

En février 1992, j’ai été engagé comme capitaine danseur, avant que le Parc ouvre j’avais déjà une promotion. Sur les spectacles Disney, il y a toujours un capitaine qui gère la distribution de la journée, nous avons trois capitaines par spectacle. Le capitaine est en charge de la mise en place du spectacle tel qu’il a été créé. Nous avons en charge les danseurs, les personnages, nous travaillons en étroite collaboration avec le régisseur du spectacle qui lui s’occupe de toute la partie technique : lumière, son et technicien plateau. A l’ouverture du Parc, j’étais capitaine sur le spectacle du théâtre de Fantasyland « C’est Magique ».

Je n’ai signé mon CDI chez Disney qu’en 1994, avant j’avais peur en tant qu’artiste de me sentir coincer. Je voulais être libre de ma carrière artistique, mais plus on avançait dans le temps, plus j’appréciais l’univers Disney et plus je m’amusais et plus j’avais de responsabilités.

Le Parc a ouvert en avril 1992, j’étais donc capitaine danseur et en septembre 1992, j’ai appris qu’on allait monter la « Belle et la Bête » à Vidéopolis. On m’a proposé de travailler sur ce spectacle, j’ai dit « Je veux bien à une condition, je veux travailler sur la Belle et la Bête mais en tant qu’assistant chorégraphe ». La réponse a été immédiatement favorable. Je suis passé réellement assistant chorégraphe début 1993.

Après je suis parti une semaine avec le vice-président à New-York, en séminaire artistique, en allant voir la sortie mondiale de « Pocahontas ». A l’époque Disney avait réservé Central Park, avec environ 100 000 personnes présentent, il y avait quatre scènes, quatre écrans géants, l’après midi ça commençait avec des groupes, puis la nuit tombée la projection du film.
Une expérience unique. Cette semaine à New-York m’a permis d’aller voir des comédies musicale. Là-bas à Broadway, j’ai vu des spectacles de 2h30 minutes, j’ai eu l’occasion de voir notamment « Tommy ».

Au cours de la semaine, nous sommes allé dans un restaurant chic français, là le vice-président s’est levé et a pris une coupe de champagne et a dit maintenant je voudrais annoncer à tout le monde que je nomme Christophe chorégraphe à part entière pour le Parc Disneyland. J’ai donc eu la promotion à New-York en 1995. Et juste après ça, le vice président m’a dit j’ai une surprise pour toi, nous allons voir le spectacle la « Belle et la Bête » à Broadway. J’étais donc très content.

Ensuite il s’est passé quelques années où j’ai fait mes armes en tant que chorégraphe : mes premières parades, mes premiers spectacles à chorégraphier. En août 1999, on m’a confié un gros projet, j’étais en vacances sur la plage, Jay Smith m’annonçait sur mon portable qu’il quittait Disneyland® Paris pour la Floride , mais qu’avant de partir il tenait à une chose, il voulait me promouvoir une fois encore, il m’a promu show director (metteur en scène). Il m’a nommé show director du grand projet pour l’an 2000, la parade de l’an 2000 qui s’appelait « Imagination ».

Cela fait huit ans que je suis show director, j’ai eu d’énormes projets. J’ai eu notamment en charge le « Roi Lion » où c’est un énorme bonheur de travailler avec des chanteurs en live. J’ai eu aussi pour l’an 2000, « Le voyage fantastique de la fée clochette », un dîner spectacle pour les hôtels avec 32 artistes sur scène : acrobates, chanteurs, comédiens, personnages.

Parade Disneyland Paris
L’une des parades de Disneyland Paris

Dernièrement j’ai été show director pour le 15ème anniversaire pour créer la « Bougillumination » qui est jouée tous les soirs . J’ai eu aussi l’honneur de faire l’événement presse avec un feu d’artifice que j’ai mis en scène, la cérémonie avec les danseurs. J’ai eu également en charge l’ouverture de la cérémonie presse pour le lancement de Buzz Lightyear Laser Blast.

J’ai mis en scène aussi en 1993, l’inauguration d’Indiana Jones et le Temple du Péril et je me suis retrouvé face à un Monsieur immense pour moi : Georges Lucas, j’ai du lui expliquer ce qu’on attendait de lui, nous avions des danseurs habillés en indien avec des effets spéciaux sur le train, avec des corbeaux qui s’envolaient de partout, un côté très aventurier.
J’ai eu aussi à travailler avec une grande dame de la chanson américaine, lors d’une soirée unique à Vidéopolis où elle donnait un concert et c’était Diana Ross.
Un jour, on m’a demandé plutôt si j’acceptais qu’une star vienne assister à la Parade de Noël  où j’étais en préparation avec les performers sur le parc, « J’ai répondu pas de souci, j’ai rien à cacher, je suis content d’accueillir quelqu’un à côté de moi », et ce quelqu’un c’était Michael Jackson. Il a été très content, il a halluciné sur notre travail, il m’a serré la main, il m’a envoyé un email le lendemain pour me remercier de l’avoir accueilli, il avait adoré assister aux répétitions, de voir la mise en scène du spectacle durant la nuit.

Parade 15 ans de Disneyland Paris
Parade 15 ans de Disneyland Paris

Je vis vraiment des moments inoubliables au sein de Disneyland® Paris, déjà avec ma carrière d’artiste avant je vivais des moments magiques, mais avec Disney c’est encore plus. Mais je reste le même « Christophe » qu’il y a 18 ans, on peut m’aborder sans problème.

C’est la passion qui me conduit car Disney c’est une énorme machine à spectacles et il y a énormément de travail, de pression quand nous montons un spectacle, par exemple dans Vidéopolis, il faut tenir compte qu’en même temps qu’une salle de spectacle c’est aussi un restaurant, lors d’une parade, il faut tenir compte des visiteurs. Il faut travailler avec tous les départements en même temps !

Quel est le moment qui vous a le plus marqué au cours de ces 18 ans ?
Le grand moment pour moi c’est l’ouverture car tout le monde était fébrile. Nous préparions  l’ouverture du Parc Disneyland pour les visiteurs et en fait nous étions chez nous, nous testions les restaurants, les attractions. Les gens des restaurants venaient voir les spectacles. Nous étions une grande famille. Tout n’était pas terminé au niveau décoration, aménagement… mais nous sommes arrivé le matin avant l’ouverture et tout était clean.
Nous avions le trac car les visiteurs étaient déjà devant les grilles pour rentrer, et tout d’un coup après l’ouverture du parc, tout s’est rempli de visiteurs : les restaurants, les attractions, les boutiques, les spectacles. C’était l’euphorie !


L’an 2000 aussi a été un moment important, je me suis retrouvé sur les toits de Main Street à regarder le spectacle du soir (moi j’étais en charge du spectacle de la matinée et de l’après-midi avec la parade Imagination). Et un de mes collègues s’occupait de toute la soirée devant le château, donc sur l’un des toits de Main Street, j’avais la meilleure place car je voyais le château et la scène en contre plongée et avec le feu d’artifice qui faisait 360 degrés et durait quinze minutes. On passait un siècle, c’était l’année de mes 35 ans (j’allais avoir 35 ans le 5 janvier) pour moi c’était aussi mon anniversaire, ce passage à l’an 2000.
J’étais touché par le spectacle et fébrile, mais je me demandais aussi ce qui allait se passer, on parlait de bug à l’époque, en fait tout s’est bien passé, c’était un moment fantastique. En rentrant à la maison, je ne voulais pas dormir, je regardais ce qui s’était passé dans les capitales européennes, c’était vraiment un moment gigantesque !

Ce que je garde de ces 18 ans, c’est aussi de voir comment j’ai pu évoluer en si peu de temps de 1989 à 1999 en 10 ans, je suis passé de danseur, à assistant chorégraphe, puis chorégraphe pour finir show director. Il a fallu peu de temps pour arriver au sommet de ce que j’aurai pu espérer il y a 18 ans en rentrant chez Disney, j’ai beaucoup appris au contact avec les artistes.

Il y a eu un moment où ça été difficile pour moi d’arrêter d’être sur scène, de ne plus me maquiller, m’habiller, de ne plus recevoir les applaudissements. Il a fallu que je fasse mon deuil de la scène et que je donne, je transmette mon savoir aux artistes qui arrivent.
Maintenant, ils m’appellent Monsieur (rires) j’ai l’impression d’avoir 20 ans encore, mais non j’en ai bientôt 43 et je me dis c’est la nouvelle génération qui me suit et je dois transmettre mon savoir et toute la mémoire que j’ai de Disney. Au bureau, ils m’appellent la mémoire Disney, le dinosaure (rires) .
J’ai vraiment vécu toutes les étapes du projet. Je suis venu dans le parc en bulldozer avec un casque et des bottes en caoutchouc, et il y avait un piquet en bois et on m’a dit voilà c’est là le château de la belle au bois dormant, et je répondais oui d’accord (rires) .

Nous sommes une petite division dans le Parc, tout en étant près de 1 000 personnes à travailler sur les spectacles. Je suis prêt à monter sur une table et danser devant les vice-présidents pour faire accepter un projet, je fais rire tout le monde, et ils me disent peut-être tu as raison, peut-être non, mais tu nous as convaincu, alors nous fonçons avec toi.
C’est vraiment une famille, je ne m’occupe pas que du côté artistique, je prends en compte aussi le côté technique, tout est mis en scène également du côté technique, rien n’est laissé au hasard. On dit toujours les artistes sont devant la scène et derrière c’est le petit peuple ! Pour moi non, si derrière cela ne fonctionne pas, devant cela ne fonctionnera pas non plus. Je ne peux pas retrouver cette ambiance à l’extérieur de Disney, c’est un lieu unique !

Comment voyez-vous l’évolution du parc ?
Le Parc Disneyland évolue beaucoup, au niveau du spectacle en 15 ans on a beaucoup évolué, on a commencé avec des concepts très Disney, petit à petit on lui apporte quelque chose de notre côté. Le spectacle tel qu’il a été créée par Walt Disney il y a plus de 55 ans a beaucoup évolué. Par exemple les américains adore les perruques à la « Sue Ellen », maintenant les danseuses sur scène on les cheveux qui descendent jusqu’en bas du dos. On a européanisé les spectacles et attractions, ça n’a pas été une volonté des français, le produit fonctionnait mais il manquait certaines choses propres à la culture européenne. Mais à Tokyo c’est pareil il y a des modifications qui sont faites sur les attractions, spectacles.
Cela va continuer à évoluer, on est beaucoup plus branché multimédia aujourd’hui, même dans les spectacles on utilise la technique multimédia.

Comment voyez-vous l’avenir pour vous ?
Je vais vivre ma passion tout en travaillant, et j’espère qu’un des autres parcs dans le monde, Tokyo, Hong-kong, ou aux Etats-Unis va m’appeler pour travailler ! (rires)

Copyright photos et vidéos Disneyland Paris, sauf photo Parade des 15 ans : Patrick M

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