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Charles-Antoine Cros
Charles-Antoine Cros

Plus jeune écrivain français

Charles-Antoine Cros a douze ans. Il a déjà écrit trois livres, crée un jeu. Il a de multiples activités : l’école, les cours de théâtre, d’informatique, d’anglais et l’écriture. Rencontre avec un enfant plein d’énergie et très créatif.

Parlons d’abord de ta trilogie de piraterie ?

L’histoire commence en 1775, l’âge d’or de la piraterie avec une belle histoire d’amour. A travers le tome 2, le héros va faire un bon dans le futur et passer en 2014 à Marseille. Dans le tome 3, le héros va essayer de retrouver son époque en faisant deux voyages successifs dans le temps : au cours du premier, Thomas Cris va voyager à bord du Nautilus et rencontrer Jules Verne et le Capitaine Nemo, et dans le second, il va rencontrer un chevalier qui évoque Jeanne d’Arc.

Le plus jeune écrivain français

Tu en as donc fini avec la piraterie ?

Oui, c’est vraiment une histoire complète. Le quatrième roman parle d’équitation, de la relation père/fils et aussi de piratage informatique. C’est l’aventure d’un cheval qui est sorti des champs de course suite à un problème psychologique. Il a été reconnu instable et arrive dans l’écurie de la dernière chance, à Noirmoutier. Le fils du propriétaire de l’écurie, qui vient juste de sortir de l’hôpital suite à un accident de tracteur où il s’est fait amputé de deux phalanges, va parvenir à redresser le cheval à l’insu de son père.

Quel est l’âge de cet enfant ?

Il a 13 ans (ndlr : l’auteur a 12 ans).

D’où te viennent toutes ces idées quand tu écris ?

Je m’inspire de tout ce qui m’entoure, ça peut être autant une affiche, des livres, des films,… d’ailleurs je regarde des films en anglais parce que j’aime beaucoup l’anglais et je prends des cours d’anglais en plus du collège, je fais aussi de l’informatique, du théâtre, j’écris, je lis beaucoup, j’ai un emploi du temps assez chargé…

Comment arrives-tu à gérer tout ?

J’essaie de trouver le temps justement et puis j’écris surtout pendant les vacances, et si jamais je n’ai pas assez de temps dans une journée, j’allonge un peu la journée (rires).

Quand tu as une idée, tu la mets de côté ?

Lorsque je ne suis pas devant mon ordinateur, je n’y pense pas vraiment. Parfois j’ai une idée qui me vient et je la note sur mon téléphone ou sur un bout de papier. Mais c’est vrai que je vais avoir plus d’inspiration lorsque je vais m’installer devant mon ordinateur et que je vais me dire “bon voilà je me mets à écrire”.

Cela se passe à Noirmoutier ?

Oui, dans la trilogie, le tome 1 se passait à Noirmoutier. Et là aussi.

C’est aussi l’endroit où tu fais du cheval au bord de la plage ?

Exactement ! Par contre la suite de l’Écurie de la Dernière Chance va se passer entre Paris et Londres. Londres, j’y ai passé un weekend et c’est une ville que j’aime beaucoup, j’aimerais d’ailleurs y habiter.

Noirmoutier, c’est un lieu d’inspiration tant pour les écrivains que pour les poètes ou les artistes peintres… il y a quelque chose qui se dégage de ce lieu, c’est un peu ineffable mais ça donne de l’inspiration.

Tu as donc déjà un tome 2 en préparation ?

Oui, il est en cours d’écriture, j’ai déjà l’histoire dans la tête.

Tu as déjà d’autres idées pour plus tard ?

Oui j’ai d’autres idées, peut-être 2 ou 3 autres polars et après je ne sais pas. Je verrais bien quand ce sera le moment…

« Charles-Antoine Cros le plus jeune écrivain français », cela t’évoque quoi ?

Je suis très fier, mais en même temps je me dis que je ne suis pas le seul à écrire, j’ai juste eu la chance d’avoir été publié à cet âge (ndlr : le premier livre date de 2008).J’ai commencé mon premier livre à 8 ans ½.

D’où te vient cette passion pour l’écriture ?

C’est en voyant ma mère écrire, devant son plaisir par rapport à l’écriture et à la littérature en générale. Nous avons toujours été une famille très tournée vers la littérature, mon arrière grand-mère était professeur de français et directrice d’école, ma grand-mère était institutrice, ma mère est écrivain.

Combien as-tu vendu d’exemplaires ?

Environ 63 000 exemplaires. Je n’imaginais pas que le 1er livre que j’ai écrit serait publié. Du coup, ça m’a fait très plaisir lorsque maman m’a dit qu’il le serait. Quand il a été publié, je n’ai pas forcément eu conscience des conséquences. Mais quand j’ai tenu pour la première fois dans les mains à l’imprimerie un exemplaire de mon premier livre dont la production s’étendait tout autour de moi, j’ai dit à ma mère “c’est bizarre, on dirait que tous ces gens travaillent pour moi !”, cela m’a quand même marqué.

Le fait de savoir que j’ai partagé ma passion avec beaucoup de lecteurs, je me dis que j’ai en partie rempli une mission qui était d’inciter certains à la lecture. Et apparemment il y a eu beaucoup de déclics à la lecture pour des jeunes qui se sont mis à lire mon roman.

Est-ce qu’il t’est arrivé d’aller dans les écoles parler de ta passion ?

Oui, en fait on me demande très fréquemment d’intervenir dans les écoles mais bon… la scolarité avant tout. J’ai réalisé des conférences au lycée français Charles de Gaulle à Londres.

C’était très sympa, ça m’a permis aussi d’aller faire des dédicaces à la French Bookshop. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai pu baser mon prochain livre à Londres. De temps en temps, je participe à des petites conférences lors des salons du livre.

Qu’est-ce-que ça te fait d’échanger avec des jeunes de ton âge ?

Cela les étonne que je sois publié. Je leur dis qu’ils peuvent écrire et être, eux aussi, publiés. Puisque je l’ai été alors pourquoi pas eux ? J’aime beaucoup l’échange qu’il y a avec les lecteurs lors d’un salon du livre ou de séances de dédicaces comme aujourd’hui.

Tu veu réaliser ton premier film à 15 ans ? Sur l’un de tes livres ?

En fait j’aimerais réaliser ma trilogie en film. Mais c’est vrai que même si je n’arrive pas à faire réaliser ma trilogie, j’aimerais bien tourner dans un film.

Mais être réalisateur et être écrivain ce n’est pas la même chose…

Non je sais, mais en fait j’aimerais beaucoup être aussi acteur.

Tu sais ce que tu voudrais faire plus tard ?

J’aimerais beaucoup être avocat en informatique.

Tu ne continueras pas l’écriture ?

Si, justement, continuer à écrire mais en parallèle, par pur plaisir.

Tu vois quelque chose à ajouter ?

Oui, à la fin de mon troisième roman, j’ai inclus un bonus sous forme d’interview où j’explique mon processus de création, ce qui m’a inspiré. C’est pour tous les lecteurs qui ne peuvent pas me rencontrer, pour les enseignants…

Ton roman, tu ne l’as pas écrit que pour les enfants de ton âge ?

En fait, j’écris avant tout pour mon plaisir et ensuite je vois vers quelle histoire et à quel public ça peut correspondre. Mon quatrième roman est pour adolescents et pour adultes. Les premiers sont pour un public plus jeune, ils sont étudiés du CE2 jusqu’en 3ème. En fait je gagne en maturité à chaque roman, le dernier est donc pour des lecteurs plus grands et je suis passé de 150 pages dans un format poche à 250 pages pour un grand format.

Tu écris des théories philosophiques dans tes livres ?

J’ai souvent des réflexions sur les mots, les compositions des mots. J’ai une théorie philosophique sur le hasard : si l’on considère que l’on croit au hasard alors on dit qu’il fait bien les choses, de ce fait le hasard alors n’en n’est plus un ! CQFD, on réalise un gain de temps en disant que le hasard n’existe pas.

Dans mon troisième livre, j’ai également révélé une dimension philosophique que j’ai appelé le « par-ici« , pour faire contre-pied à « l’au-delà« ‘. Ce serait un monde avant la naissance où un créateur modèlerait le personnage, l’objet ou le lieu dans le « par ici » qui vivrait donc des aventures, rencontrerait des personnages et lorsqu’il serait achevé, ce serait réellement sa naissance, car il arriverait dans la réalité !

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