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Le Canal de l'Ourcq
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Congis - le pont du Montier, sur le canal, avant 1914. Remarquez, à gauche, le lavoir couvert en chaume. Le pont conduisait au montier ou moutier (l'église). |
début de l'article
Les voyages passaient pour confortables et les salons étaient chauffés l'hiver. Le transport coûtait 1,25 F (aller simple) en 1ère classe et 1,00 F en seconde (9).
Le développement du chemin de fer ne contribua pas au maintien de cette formule et le droit d'exploitation du canal fut cédé à la Compagnie de Strasbourg en 1839 (10).
Une nouvelle et intense activité fut enregistrée sur la canal lors des grandes constructions parisiennes du baron Georges Haussmann, avec les transports de gypse, de plâtre et de meulière de la Brie, parallèlement à d'autres affrètements tels le bois de la forêt de Villers-Cotterêts, les grains et les farines de Meaux. Vers 1880, le tonnage annuel transporté était de
500 000 tonnes, soit le double de la Marne (11).
Les péniches étaient appelées flûtes, car elles avaient une longueur de neuf mètres, une largeur de deux mètres et un tirant d'eau de soixante dix centimètres. Les trains étaient souvent composés de trois bateaux, ce qui représentait une rame de plus de vingt-cinq mètres.

Villeparisis - vue sur le canal avant 1914. A gauche, le vieux pécheur, dépité, rengaine ses gaules : sur l'autre rive, voici qu'arrivent les lavandières. Avec les coups de battoir et les coups de langues, adieu poissons ! |
La longueur totale du canal est de 94 km (2) avec quatorze ponts, dont sept initialement mobiles comme celui de Charmentray, et dix aqueducs. L'ensemble avait coûté cinquante sept millions de francs.
De nos jours, le canal est la propriété de la ville de Paris. La navigation a totalement cessé depuis une trentaine d'années (1960), sauf pour le tourisme fluvial et les nécessités d'entretien.
L'usage en est strictement réservé à la promenade et à la pêche où Charmentray représente une station privilégiée. Les principales populations de poissons sont la truite, le brochet, l'ablette et le goujon. Sur les bords, outre les rongeurs habituels, on y voit parfois des blaireaux et des ragondins.
Durant la guerre de 1870, les Prussiens ouvrirent les vannes près de l'écluse actuelle de Sevran, pour provoquer l'inondation de la plaine le long de la Morée et protéger ainsi leurs premières lignes établies sur le cours.
En 1938, à Charmentray, un affaissement du sous-sol provoqua l'assèchement du canal et la mise à sec de deux péniches (13).
On pourra encore retenir, pour ce qui concerne Charmentray, que le tracé initial faisait passer le canal derrière les fermes (14), ce qui aurait, favorablement ou non, modifié considérablement l'aspect et le développement du village.
D'autre part, une concession fut engagée à l'époque, avec les propriétaires du Prieuré, pour qu'il n'y ait pas de plantations de peupliers au bord de l'eau, sur toute la longueur de celui-ci, susceptibles de masquer la vue sur la Marne, en échange de quoi, la propriété qui s'étendait jusqu'à la rivière, serait traversée par le canal.
Gérard THIEMMONGE
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Villenoy - le canal de l'Ourcq - station du transporteur aérien de la sucrerie avant 1910. C 'est en 1895 que fut installé le téléphérique reliant l' usine à sucre au canal de l'Ourcq. Un second transporteur aérien la reliait également au canal de Chalifert. Le premier servait à charger les péniches de sucre amarrées dans la gare d'eau aménagée en 1880, le second servait au déchargement des betteraves, du charbon et du coke, des pierres à chaux et au chargement des péniches de sucre.
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| Fresnes - vue du canal avant 1908. On remarque, à droite, les chevaux qui servaient à haler les péniches et qui avaient leur écurie au café-restaurant Au rendez-vous des briquetiers . En 1925, Fresnes avait un relayeur de bateaux. |
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Villeparisis - arrivée d'une course de natation de 200 m le 14 juillet 1924 . La fête nationale de 1924, après la victoire électorale du Cartel des Gauches , connut ici un faste considérable dont des épreuves de natation dans le canal.
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| Meaux - les bateaux Fournier avant 1910. Cette entreprise était une compagnie de navigation du canal de l'Ourcq dont la gare d'eau était d'ailleurs à Villenoy (chaussée de Paris) ; c'est là qu'elles étaient répertoriées en 1890 comme transports par bateaux sur le canal de l'Ourcq : Fournier . En 1913, c'était Dupont et Cie et en 1920, la Compagnie internationale de transports et remorquages , mais le nom de Fournier, profondément ancré dans la mémoire collective, prévalut, en dépit des changements de raison sociale. |
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1.- Pierre-Paul de Riquet, baron de Bonrepos, né à Béziers en 1604 et décédé à Toulouse en 1680, ville qui lui a érigé une statue. Il était également le créateur du canal du Languedoc.
2.- Peut-être, en partie, à cause du décès de Riquet.
3.- J.-M. Derex, Le grenier de Paris , chez l'auteur 1979.
4.- Cette année correspond aux grands projets civils de Bonaparte (Cf. Histoire de Napoléon , par M. de Norvins, librairie Furne 1833, tome 2, pages 167-168).
5.- Pierre-Simon Girard, né à Caen en 1765, décédé à Paris en 1836, membre de l'Institut (1813) ; il fit partie de l'expédition d'Egypte et assura les fonctions de directeur des eaux de Paris de 1802 à 1831.
6.- La visite du premier Consul à Lizy date du 9 ventôse an XI (28 février 1803) (Cf. Notice historique sur Lizy-sur-Ourcq , par M. L. Benoist, Meaux 1890) (N.D.L.R.)
7.- Bonaparte fut effectivement reçu au château par Mme d'Harville où Joséphine vint le rejoindre dans l'après-midi. En revanche, il ne semble pas que le général d'Harville ait assisté à cette visite (Cf. M. L. Benoist op. cit .) (N.D.L.R.)
8.- Claye-Souilly, Villeparisis, Mitry-Mory, Vaujours, évocation des temps anciens , édition Notre contrée , Montfermeil 1972.
9.- D'après E. Soitel ; J.-M. Derex note 2,25 F et 2,00 F pour 1839.
10.- La mise en service commerciale de la ligne de Strasbourg date du 5 ou du 10 juillet 1849 pour la section Paris-Meaux , du 21 août pour la section Meaux-Epernay ; l'inauguration officielle de Paris-Epernay ne fut faite que le 2 septembre 1849 par le prince Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la République.
11.- Le trafic sur la rivière était assuré en grande partie par l'entreprise Lavaux.
12.- 93,922 km précisément.
13.- Article de presse, non référencé, du 4 juin 1938 (Archives départementales).
14.- Archives cartographiques C. Nielsen.
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Article extrait de Notre Département La-Seine-et-Marne n°19
Couverture pastel de Thierry Gaudry, Vue sur Fenêtre à Provins. |
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