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Le Canal de l'Ourcq
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C'est Vauban (1633-1707), dit-on, qui eut l'idée le premier de la canalisation de l'Ourcq. Des lettres patentes furent accordées par le roi, aux ingénieurs Riquet (1) et Manse. Ces derniers tracèrent les plans, mais les études furent interrompues en 1681 (2).
En 1732, le duc d'Orléans fit prolonger et entreprendre des travaux abandonnés plus tard (3).
Ce n'est qu'en l'an X (1802) que ceux-ci reprirent à l'initiative du premier Consul (4). Un décret du 17 ventôse an XIII (8 mars 1805) précise que le canal de l'Ourcq sera rendu navigable depuis sa prise d'eau à Mareuil jusqu'à la Villette. Les travaux furent dirigés par Girard (5).

Affiche des bateaux-poste. Ce document, non daté, précise : grande baisse de prix . Il est possible qu'il soit postérieur à l'ouverture de la ligne de chemin de fer et que la société des bateaux-poste ait voulu, en baissant ses tarifs, garder sa clientèle. En 1850, le voyage Paris-Meaux, par le train coûtait 4,65 F en première, 3,50 F en seconde et 2.60 F en troisième, pour une durée moyenne de 1 h 30. L 'Annuaire de Seine-et-Marne pour l'année 1852 ne mentionnait plus les bateaux-poste du canal de l'Ourcq, en revanche, il existait toujours une diligence de Paris à Claye, Larangot en Cie, durée du trajet 2 heures. |
Bonaparte se rendit un certain nombre de fois sur place. Il visita le chantier entre Aulnay et Sevran le 27 février 1803 et revint le mois suivant pour se faire expliquer l'organisation relative à la traversée de la forêt de Bondy. Il semble que ce soit la même année qu'on le retrouve à Lizy (6), où il fut accueilli, avec Joséphine, par le général d'Harville (7) qui lui rendit compte de l'état d'avancement des travaux.
Ceux-ci furent réalisés à l'aide de 3 000 ouvriers terrassiers, dont beaucoup de prisonniers autrichiens.
En août 1813, la navigation était ouverte entre Paris et Claye, les eaux étant captées à partir des rivières avoisinantes, notamment la Beuvronne. Le canal fut achevé en 1825.
Quelques années auparavant, toutefois, le gouvernement de Louis XVIII, alléguant des embarras financiers, concéda l'entreprise du canal à la Société Haingerlot et Cie qui achèvera les travaux.
Vers 1820, M . Haingerlot prit l'initiative de créer un service de transport de voyageurs, parallèlement au développement d'un réseau de bateaux-poste. Les embarcations utilisées étaient des galiotes qui réalisèrent d'abord le trajet Paris-Claye.
Une vingtaine d'années plus tard, sous Louis-Philippe, des essais concluants furent réalisés pour l'amélioration de ce système de transport. Le 26 juillet 1837, un bateau chargé de 4 500 kg s'élança sur le canal, réalisant le trajet Paris-Meaux à la vitesse moyenne de 16 km à l'heure.
Il y avait naturellement un certain nombre de relais prévus. E. Soitel (8) raconte qu'il put admirer en 1953, durant une exposition à la Bibliothèque Nationale , une affiche de l'époque où l'on pouvait se rendre compte de la forme du bateau et des costumes du personnel. Sur le chemin de halage, un postillon, en habit de jockey, se tenait derrière les deux premiers chevaux. Sur l'embarcation, un homme était posté à l'avant, un autre à l'arrière, tous deux habillés d'un uniforme noir et rouge avec un chapeau de cuir bouilli.
Les bureaux des messageries se trouvaient au 22 rue Saint-Denis et 12 faubourg Saint-Denis pour Paris et sur le port pour Meaux. Les départs avaient lieu à 8 h 30 et à 2 h du soir à la Villette, avec horaires identiques en sens inverse.
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Lizy-sur-Ourcq, port du cana1 de l'Ourcq, avant 1906 . A gauche, le chantier de Bourgeois le constructeur de bateaux. A l'origine, la famille de charpentiers de marine Bourgeois était fixée à Mary où elle construisait des bateaux en bois. Elle se fixa à Lizy-sur-Ourcq à l'ouverture du canal et se spécialisa dans la construction de péniches en fer. |
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| Charmentray - le pont du canal de l'Ourcq avant 1914. Avec un canal si bas, qu'un pont-levis s'est perdu, aurait pu chanter Jacques Brel. Le canal est si peu encaissé qu'une péniche ne pouvait passer sous le pont. Il fallait le lever pour libérer le passage. |
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Article extrait de Notre Département La-Seine-et-Marne n°19
Couverture pastel de Thierry Gaudry, Vue sur Fenêtre à Provins. |
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