|
|
 |
Promenade dans Coulommiers il y a 82 ans
|
|
|
En savoir plus sur Coulommiers
Les
principaux monuments à voir en ville sont :
L'église Saint-Denis qui date du
XIIème siècle ; elle est désaffectée
depuis 1912 et ses jours sont malheureusement comptés
en raison de l'effritement chaque jour plus menaçant
de la pierre de taille qui a servi à sa
construction. Elle a été remplacée,
pour le service du culte, par une église
nouvelle, édifiée à l'extrémité et
dans l'axe de la rue du Palais de justice et surmontée
d'un clocher ajouré, assez hardi et élégant,
ainsi que d'une coupole polygonale se rapprochant
de l'art byzantin. Il manque à cet édifice
la patine du temps.
Devant cette église, on remarque la statue
du commandant Beaurepaire, défenseur de Verdun,
vaillant enfant de Coulommiers. Sur la même place
se trouvent la maison où naquit le peintre Le
Valentin de Boulongne, puis, sévère trinité,
le palais de justice et la gendarmerie, séparés
par un square derrière lequel, noyée
dans la verdure, apparaît la maison d'arrêt.
A l'origine de l'avenue de Rebais, on rencontre à gauche l'école
communale de garçons, établissement moderne, parfaitement
agencé puis, à droite, l'école maternelle, toute
pimpante avec ses ornements de briques, son préau si vaste sa cour
en terrasse dominant la rivière Grand Morin et les ombrages du parc
Capucins. Le collège modèle Jules Ferry ainsi que
la caserne Beaurepaire, tout proches, s'étagent dans la
partie basse de la ravissante colline du Theil, en passe de devenir la ville
haute de Coulommiers. Non loin de là, sur le cours Gambetta s'élève l'hôtel
de la Caisse d'épargne, superbe construction moderne, et un
peu plus loin, la halle aux fromages , spacieuse et légère.
Sur la place Pasteur, tout à côté, on peut voir une
antique maison à pans
de bois et encorbellement, l'un des derniers vestiges du Coulommiers
moyenâgeux.
L'hôtel de ville, imposant et sévère, ni très
ancien ni très moderne, voisine avec le bureau de poste, en
meulière apparente et briques, et avec le théâtre
municipal, édifice remarquablement proportionné dont l'entablement
et les baies en plein cintre sont fort bien décorés ; la salle
est aussi très coquette. Les rues Le Valentin, Patras et des Moulins
sont bordées de vieilles demeures bourgeoises ou seigneuriales et ont
conservé le caractère un peu monacal des villes d'autrefois.
A noter la jolie façade du vieux château, rue Patras,
appartenant à la famille de Maussion.
L'avenue Victor-Hugo, plantée de marronniers et de platanes, offre
encore des vestiges de l'ancienne enceinte fortifiée, notamment plusieurs
tourelles. A son extrémité, vers le Grand Morin, à sa
jonction avec la rue Martial Cordier au moyen de deux passerelles, elle forme
des ombrages charmants. Par la rue Martial Cordier, on pénètre
dans le quartier neuf créé dans l'ancien parc de Varennes où la
ville vient de faire exécuter d'importants travaux de voirie, notamment
trois ponts sur le Grand Morin et ses brassets.
Nous avons gardé pour la bonne bouche la magnifique propriété des
Capucins créée par Catherine de Gonzagues, duchesse de
Longueville, et léguée à la ville de Coulommiers par
feu M. Abel Leblanc ; néanmoins, après la description historique
qui en a été faite plus haut par notre érudit maire,
M. Dessaint, il ne nous reste que peu de chose à en dire.
Pourtant, nous pouvons assurer aux touristes qu'en plus de l'intérêt
historique qu'elle présente, elle réunit tous les charmes possibles
: pavillon Renaissance, vertes pelouses, chatoyantes corbeilles, bois ombreux,
eaux vives, étang poissonneux entourant une île plantée
d'arbres séculaires, ruines, ancien couvent et son église (où subsistent
un choeur fort curieux et un jubé remarquable), enfin un terrain de
sport idéal.
Le tout forme un ensemble du plus grand attrait que tous les visiteurs se
plaisent à reconnaître. De superbes fêtes ont déjà été données
dans ce cadre splendide par les sociétés locales, notamment par
le comité d'initiative, qui se propose d'en donner de nouvelles dans
l'avenir au profit d'oeuvres intéressantes.
Dans un avenir prochain, la propriété des Capucins sera reliée,
au moyen d'une passerelle sur le Grand Morin, à la délicieuse promenade
dite du bord de l'eau qui a son point de départ près
de la gendarmerie et longe la rivière jusqu'au hameau de Pontmoulin.
Coulommiers compte 6 129 habitants; son altitude dans la partie basse est à la
cote 69 ; celle des hauteurs environnantes dépasse la cote 150.
Le ville fait un commerce considérable de fromages, grains et fourrages.
Son marché, qui se tient le mercredi, est très fréquenté.
Fêtes patronales : le ler dimanche de mai et le 10 octobre (à cette
dernière date, foire aux bestiaux qui fut autrefois très réputée).
Principales industries : imprimeries, sucrerie, scieries, fabriques de couverts,
d'outils à bois, de produits pharmaceutiques, de confitures, de perles,
briqueterie, etc.
Coulommiers, qui a vécu sous le joug allemand de septembre 1870 à juin
1871, a été de nouveau envahie les 5, 6 et 7 septembre 1914.
Mais la victorieuse bataille de l'Ourcq qui a pour une grande part sauvé la
France, a eu pour notre population cet heureux résultat que le départ
de l'ennemi a été encore bien plus précipité que
son arrivée. Malgré sa courte durée, ce séjour
a été copieusement mis à profit par l'envahisseur, car
le pillage a atteint un chiffre très important. Et puis aussi, quelle
ripaille ! Le maire, M. Delsol, le procureur de la République M. Chatry
et M. Bard furent emprisonnés et coururent de grands dangers.
La ville a travaillé bravement au bruit du canon pendant quatre ans ;
elle a été bombardée, à plusieurs reprises: par
avions en 1918 et par une grosse Bertha les 14 et 15 juillet de la même
année. La croix de guerre lui a été décernée
par le gouvernement. Remise lui en a été faite solennellement
le 30 janvier 1921 par M. Lugol, député de Seine-et-Marne, alors
sous-secrétaire d'état.
Coulommiers a vu naître le peintre Le Valentin de Boulogne, le commandant
Beaurepaire, défenseur de Verdun et le célèbre bibliographe
Barbier bibliothécaire de Napoléon Ier.
|
Promenade à pied autour de Coulommiers Prendre
l'avenue de la Ferté-sous-Jouarre
jusqu'à Montanglaust, tourner à droite,
suivre le chemin qui conduit au
Hameau du Theil. Dans ce trajet, on contourne
la ferme de l'Hôpital, ancienne commanderie
des chevaliers de
Malte, fort bien conservée, où subsiste
une chapelle désaffectée, fondée
par les Templiers ; la cour intérieure
avec ses deux tourelles, a déjà tenté le
crayon ou le pinceau de bien des artistes. Cette
antique demeure domine
la vallée, elle est visible à plusieurs
lieues à la ronde. Après avoir
atteint le hameau du Theil, tourner à droite
et
prendre le chemin qui descend à la R.
D. 22. Après avoir atteint cette route,
rentrer en ville par l'avenue de
Rebais. Trajet : 5,5 km.
Prendre l'avenue de Rebais, ou, pour éviter
la poussière, la promenade du Bord de
l'eau. La suivre jusqu'au hameau de Pontmoulin
; tourner à droite dans ce hameau. La
chapelle Sainte-Marguerite, située à gauche,
petite et bien humble, date du Xllle siècle
; remarquer plus loin une tourelle également
fort ancienne, dernier vestige du domaine des
seigneurs de Pontmoulin...
... gravir la côte jusqu'à Chailly-en-Brie
(dans ce trajet, très beaux panoramas
sur le versant opposé) ; tourner à droite
près de l'église et redescendre à Coulommiers
par la R. N. 34 jusqu'au monument de Montapeine,
dédié aux morts de la guerre de
1870 ; belles échappées sur la
ville, le village de Boissy-le-Châtel et
ses hameaux et la butte de Doue. Trajet: 9 km.
Urbain Delaporterie agent-voyer principal en
retraite
Article
extrait de Notre Département La-Seine-et-Marne
n°25
Couverture : Les Capucins Huile de Maurice LEMAITRE |
|
Vos
remarques sur cet article |
|
|