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Dans les forêts de Crécy et d'Armainvilliers de 1853 à 1855
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| A cette époque, nous sommes sous le règne de Napoléon III. Nous avions eu la possibilité de recueillir les notes des gardes forestiers Fourault et Feuillet. Promenons-nous en leur compagnie. Bien entendu, les gardes sont chargés de la destruction des nuisibles et reçoivent des primes à cet effet : |
• loup et louve
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10,00 F |
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• louveteau
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3,00 F |
• renard
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2,00 F |
• renardeau
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1,50 F |
• blaireau
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2,00 F |
• petit blaireau
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1,00 F |
| • fouine |
1,00 F |
• petite fouine
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0,50 F |
• putois
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1,00 F |
• petit putois
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0,50 F |
• chat
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0,50 F |
• petit chat
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0,25 F |
| • belette |
0,25 F |
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Pour chaque geai, corbeau, etc., la prime se monte à 0,50 F . Evidemment, le garde doit présenter les corps à l'administrateur. Concernant les chiens aperçus en vagabondage, le chef des gardes, M. Lemaire, signale seulement leur existence.
Chaque garde forestier possède un marteau dans un étui, effectue les marquages sur les arbres et doit surveiller les gens autorisés à effectuer des coupes. Ainsi, il note le 27 avril 1853 : fait une tournée en forêt, visité les coupeurs de boulot, rien de contraire au bon ordre. Reçu de l'administrateur un marteau portant les lettres C et A pour me servir dans l'exercice de mes fonctions. Ce marteau est garni de son aituie. Livré à M. l'Administrateur deux putois et un chat (1).
N'oublions pas le prestige de l'uniforme. Le 26 avril : d'après les ordres de M. l'Administrateur, je me suis rendu chez M. Vallet, tailleur à Mortcerf, pour qu il me soit prie mesure d'abits, ce qui a été fait.
Le travail du garde consiste, également, à nourrir quelque peu le gibier. Le 28 avril : à une heure du soir, je me suis rendu route Marie-Thérèse, semés ladite route en sarazins, avoine pour les faisants.
Certains habitants tentent de voler du bois : le 29 : fait rencontre avec M. le brigadier que j'ai a compagnié sur la commune de Dammartin, et M. le maire de la dite commune, à la recherche de deux souche de chêne, que le sieur Xavier Fallet, cantonnier demeurant à Gennevrait, c'était permis d'exploiter sur les carrés de l'Obélisque, bordure de la route de Chatillon, lesqu'els souche nous avons trouvé près la haie de son chant, qu'ils la voit fait conduire par le sieur Ysidorre, son frère, les qu' els nous en navons dressés procès-verbal.
Le 2 mai : nous avons reçu l'ordre d'alez recevoir le trètement du mois d'avril ( 50 F ), chez l'administrateur à La Houssaye, dont j'ai reçu une corne de chasse.
Il y retourne le 5 : il ma donnez ma commission pour aller prété serment et une plaque . L'opération se déroule devant le tribunal de Coulommiers.
Le 7 : nous avons été dénichés six petits renards ensemble.
Le 11 : j'ai reçu une paire de guêtres en cuir.
Il faut se méfier sans cesse des braconniers ; le 14 : fait une tournée en forêt, je n'ai rien connu de contraire au bon ordre. Fait une visite de nuit avec le brigadier , le 18 : j'ai commencer ma tournés à trois heures et demie du matin pour surveiller les braconniers et colleurs (2). Je suis rentré chez moi sans résultats.
Toujours en mai 1853 : me suis occupé de reconnaitre si les carrières ouvertes ai touts convenablement recomblée, ces tadire si les terres qui en sontsorty y ont rentrée, si les feuillants, routes et routins qui ont servy aux transports des pierres, avaits été convenablement réparées. D'après ma recherche et visite, j'ai remarqué que ces travaux avaits été fait convenablement. Les dernières de ces carrières ont été exploitées, triage de Bordeaux en 1834 et 1835 environ, par M. Avrillon, entrepreneurs des Ponts et Chaussées à Coutevroult.
La destruction des nuisibles se poursuit continuellement. M. Lemaire note 7 putois, 8 chats, 17 belettes, 2 hérissons ainsi que des buses, corbeaux, pieds, geais, pies-grièches (3).
Passons aux ramasseuses de bois : Procès-verbal contre la nommée Joséphine Abit , majeur domestique de M. Watteau, cultivateur à Saint-Martin-les-Voulangis, pour avoir coupées et emportées sept brins de taillis vert, dont un essance de coudrier.
Le 11 juin : j'ai trouvé le sieur Travé et sa femme, de la commune de Voulangis, qui coupait du jonc dans les fossés du chemin de Saint-Fiacre, dont j'en ai fait un rapport pour endonnez connaissance à M. l'administrateur.
Le 23 juin : de dessous les assommoirs (pièges), j'ai relevé un chat et une herminette.
Le 8 juillet : la nuit du 6 au 7 avec M. le brigadier Matignon et le collègue Feuillet, nous nous sommes mis en embuscade pour la destruction des loups.
Le 23 juillet : j'ai été au rendez-vous à l'Obélisque pour chassé le loup avec tous les gardes de la forêt de Crécy. L'ons tirez, mais ils ne lons pas tué.
Le 7 août : à midi, nous nous sommes rendus à l'Obélisque pour rendez-vous général. Ensuite occupés à la chasse aux loups, les qu'els en na été tués six.
Le 13 septembre : parti à 3 heures du matin pour surveiller les troupeaux de boeufs et de moutons qui aller à la foire de Villeneuve-le-Comte.
Le 25 septembre : rendez-vous à midi à l'Obélisque dont j'ai porté toutes les pâttes et le nez des bêttes fauves détruits depuis le 1er juillet.
Parfois, le garde manifeste son mécontentement ; le 9 octobre : nous avons reçu l'argent des destructions des bêttes fauves depuis le 15 juillet jusqu'au 18 septembre, dont moi y'en avais pour trente un francs vingt cinq centimes et j'ai reçu pour tout huit francs.
Le 16 octobre : j'ai surpris les sieurs Leduc Cyprien et Leduc Eugène sur la route tournante dont j'en au fait un rapport à M. l'administrateur et je leur ai fait un procès verbal.
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Article extrait de Notre Département La-Seine-et-Marne n°13
Couverture aquarelle de Pierre CONRAD, Juin 1940 : les défenseurs de Luzancy. |
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