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Récapitulatif
de l'Histoire de Seine-et-Marne (suite)
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- La
Préhistoire - L’Antiquité
- Le Moyen
âge - La
renaissance -
- Le grand-siècle
- Le siècle
des lumières - L’époque
contemporaine - |
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L’époque
contemporaine (1789 à nos jours)
La Révolution créa le département de la Seine-et-Marne (le 4 mars 1790), en associant la Brie Champenoise, la Brie
française, et une partie du Gâtinais.
La Constitution civile du clergé (12 juillet 1790) crée
un nouveau diocèse de Meaux dont les limites sont les mêmes
que pour le département. L’élection du clergé
et des évêques par cette Constitution provoque le désaccord
de nombreux ecclésiastiques : 544 prêtent serment, 21
refusent, 185 déclarent des réticences.
De novembre à décembre 1793, des mesures anti-religieuses
conduisent, entre Coulommiers et la Ferté-Gaucher, à
un soulèvement appelé la « Petite Vendée
Briarde ».
Le principal souci de la population reste durant cette période
la nourriture : malgré ces grandes réserves en agriculture,
la région souffre de famine, une partie des récoltes
étant envoyés vers la Capitale.
Le Consulat crée par la loi du 17 février 1800 les préfets,
les conseillers généraux, les sous-préfets et
les conseillers d’arrondissement. En avril 1800, Alexandre de
La Rochefoucauld est le premier préfet élu en Seine-et-Marne et Achille Gigault de Crisenoy, premier président
du Conseil Général.
La nuit du 31 décembre 1843 au 1er janvier 1814, les Russes,
les Autrichiens, les Bavarois et les Prussiens passent par la Seine-et-Marne pour atteindre Paris et destituer Napoléon.
Plusieurs villes de Seine-et-Marne parmi lesquelles Donnemarie, Moret,
Fontainebleau… tombent aux mains d’armées étrangères.
Fontainebleau qui est l'une des résidences principales de Napoléon,
est le lieu choisit pour la signature de l’acte d’abdication
le 4 avril 1814.
Au retour de Napoléon en 1815 (les Cent Jours) le département
subit deux années d’occupation qui conduisent à
la réquisition des récoltes, à des pillages…
Au 19ème siècle, la révolution industrielle profite
à l’agriculture au travers de la mécanisation,
l’essor des engrais, la découverte de vaccin (comme celui
du charbon* en 1881 par Pasteur, *principale cause de mortalité
du bétail).
La modernisation de l’agriculture vient compenser le manque
de main d’œuvre dans les grands domaines.
La région possède à cette époque de nombreux
moulins à eaux le long de ses cours d’eaux qui servent
dans l’industrie agroalimentaire (fabrication de la farine),
mais aussi dans la papeterie, l’industrie textile…
Le 19ème est caractérisé par la naissance de nombreuses
industries (raffineries de sucre de betterave, faïencerie de
Montereau, verrerie de Bagneaux, chocolaterie de Noisiel), accompagnée
du développement ferroviaire.
Du 6 au 18 septembre 1870, le département est envahit par l’armée
allemande.
La guerre de 1870 fit payer un lourd tribut à la Seine-et-Marne,
de nombreux monuments aux morts datant de cette période se
trouvent toujours dans les villes et les villages du département.
La noblesse encore bien implantée dans la région (elle
détient vaste domaine foncier et agricole), est souvent représentée
à la Chambre des Députés et au Conseil Général
et ce jusqu’à la fin du 19ème siècle.
A la fin du 19ème siècle, la bourgeoisie prend de plus en
plus part à la vie politique de son département. En
1902, les six députés élus sont de gauche et
ils participent le 3 juillet 1905 à la séparation de
l’Eglise et de l’Etat. La région reste alors jusqu’en
1939 en majorité à gauche.
Durant la Première Guerre mondiale, le département joue
un grand rôle dans la distribution de blé aux armées.
Beaucoup d’usines implantées dans la Seine-et-Marne fournissent
une aide logistique comme la fabrique d’explosifs à La
Genevraye.
Le département fut victime des deux batailles de la Marne.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la Seine-et-Marne est l’un
des premiers départements occupés, la région
étant un « passage rapide » pour la capitale.
La résistance va s’organiser rapidement par petits groupes
: le réseau ferroviaire sera plusieurs fois mis hors d’usage,
les allemands utilisent alors les voies navigables, mais les résistants
font sauter les écluses comme à Moret.
La Seine-et-Marne a vu déporter plus de 1200 personnes.
La Seconde Guerre mondiale, malgré quelques mois de combats
a laissé de nombreuses traces dans le département qui
se retrouvent dans les nombreux monuments aux morts, plaques commémoratives
et cimetières militaires.
Après la guerre de 1939-1945, le département rejoint
la politique de droite. Et en 1958, cinq députés gaullistes
(sur les 6) sont élus à l’Assemblée Nationale,
et soutiennent la V république mis en place par le général
De Gaulle.
Après l’accroissement de l’agglomération
parisienne, la réforme départementale de 1964 aurait
pu conduire à la modification des limites du département,
mais les élus locaux s’y opposèrent. Le département
poursuit sa mutation avec la création des villes nouvelles
de Marne-la-Vallée et de Melun-Sénart en 1972 et 1973.
La décision de construire deux villes nouvelles proche de Paris
en Seine-et-Marne fait progresser la population et dynamise le département 77.

Avec la décentralisation en 1982, la Seine-et-Marne subit sa
dernière modification administrative importante.
La population de la Seine-et-Marne a triplé depuis le début
du 20ème siècle et est supérieur aujourd’hui
au million d’habitants.
Le département confirme aussi sa place au sein de l’Europe et de la région Ile-de-France,
notamment au travers de l’implantation du Parc Disneyland®
Paris à Marne-la-Vallée.
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