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Maison
et Atelier de Jean-François Millet
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En savoir plus sur Barbizon
La plus connue des maisons de Barbizon, la plus visitée,
se trouve en même temps être la plus modeste.
C'est la demeure et l'atelier de Jean-François Millet,
où il vécut presque sans interruption, durant
vingt cinq ans. Son nom reste à jamais attaché à celui
de notre village et si celui-ci lui a donné la pleine
conscience de son génie, notre grand peintre a magnifiquement
acquitté sa dette, en offrant à Barbizon,
une gloire universelle et immortelle.
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On a trop tendance aujourd'hui à ne
considérer la maison de Millet qu'à travers
le seul bâtiment existant encore, consistant en trois
simples pièces, dont l'atelier et son étage,
où se trouvait la chambre du peintre. En fait, deux
autres constructions s'élevaient sur l'emplacement
actuellement occupé par la terrasse et le restaurant
de L'Angélus, celles-ci étaient séparées
de l'atelier proprement dit, par une barrière qui
laissait entrevoir le potager, dont il ne reste plus actuellement
que le puits.
Et il fallait bien ces trois habitations pour loger la grande
famille de Millet qui arriva à Barbizon en 1849 avec
déjà trois enfants de sa compagne Catherine
Lemaire, qui devait lui en donner 6 autres, tous nés
dans cette maison. Un second atelier fut même construit
au fond du jardin, auquel Millet annexa une buanderie et
une basse-cour.
Il ne reste plus rien aujourd'hui de cet ensemble de bâtiments,
et seul subsiste la simple maison si souvent reproduite par
les admirateurs ou amis du grand peintre, comme par les innombrables
touristes qui visitent Barbizon, armés de leurs appareils
photographiques, voire de leurs chevalets. On voit que ce
n'était pas la demeure d'un villageois aisé,
malgré les dépendances que l'on y trouvait,
mais l'honnête chaumière d'un homme qui travaillait
durement pour nourrir sa famille. Le matin, il labourait
son jardin, plantait, semait ou récoltait, tandis
que l'après-midi était consacré à la
peinture, dans cet atelier un peu froid où le soleil
n'entrait presque jamais. C'est pourtant dans cet atelier
qu'il composa une grande partie de son oeuvre, et c'est là que
naquirent tant d'esquisses, croquis ou dessins célèbres.
On sait par un tableau de Troyon peint aux alentours de
1845, que la maison était neuve ou venait d'être
refaite, puisqu'on y voit la fenêtre du premier étage
et la façade principale habillée d'échafaudages
témoignant de travaux.
Jean-François Millet ne fut jamais propriétaire
de cette habitation, qui fut achetée par son ami Alfred
Sensier, qui n'accepta jamais le moindre paiement de l'artiste.
Curieux bonhomme que ce Sensier, fonctionnaire, marchand
de tableaux - nous pouvons dire mécène, qui
reste le meilleur biographe de Millet.
(...)
La pièce du fond de la demeure de Millet est transformée
en salle d'exposition et de vente consacrée à plusieurs
peintres contemporains. On y voit notamment les oeuvres d'artistes
dont les noms suivent : Jacques Aubry, Reine Vuillermet,
Michel Lacoste, Roland Petitjean et Jacques Malvestio. Quelques
tableaux du regretté Daniel Rouvière sont également
visibles.
Des aquarelles et pastels d'André Prévert
sont également offerts à l'admiration des visiteurs,
tout comme les innombrables reproductions des thèmes
favoris de Jean-François Millet, qui s'en vont orner
les murs des maisons de poupées japonaises ou les
salons plus modernes du Nouveau Monde.
Hubert présente Jean-François Millet
Article extrait de Notre Département La-Seine-et-Marne n°12
Texte : Roger Karampournis
Photos de la maison de J-F Millet : Roger
Karampournis
Couverture Aquarelle de François Féderié |
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