La Seine-et-Marne illustrée
Ville de Provins
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La ville haute, vaste ensemble fortifié, jadis troisième cité de France, après Paris et Rouen, connut une forte prospérité au XIIIème s. à l'époque des grandes foires qui attiraient l'Europe entre Flandre et Bourgogne.
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Rue du Palais
Les maisons romanes avaient leur pignon sur rue, disposition permettant d'éclairer plus amplement les étages des combles tout en évitant la création de lucarnes.
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La Tour de César (CLMH) fin XIIèmes.
Elle domine la ville haute de son imposant donjon octogonal, établi sur quatre murs d'enceinte cantonnés de tours rondes ; l'ensemble étant entouré d'austère remparts.
Son "pouvoir dissuasif" n'empêcha pas les anglais de l'assiéger durant la Guerre de Cent ans. |
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Porte Saint-Jean (CLMH) XIIème-XIIème s.
Tour-porche encadrée de deux tours circulaires à bossages, munie d'un sas à deux portes surveillé par un logis de garde et précédé, autrefois, d'un avant-corps accueillant le dispositif du pont-levis.
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Rue du Minage
ferme de la Madeleine (ISMH)
Corps de logis d'origine templière puis hospitlière, flanquée d'une tourelle d'angle tronquée. |
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Enceinte (CLMH) XIIIème s.
Sur plan pentagonal composée d'épaisses courtines talutées, sumontées d'un chemin de ronde flanqué de vingt cinq tours aux formes diverses (ici en éperon), et munie de deux portes : la Porte Saint-Jean et la Porte de Jouy.
Elle englobait jadis l'ensemble de la ville haute. |
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| Dans la rue St-thibault, qui unissait la ville haute à la ville basse également protégée de remparts, maison à pans de bois en encorbellement d'époque médiévale. |
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Robustes appareils de baies avec arc plein cintre et linteau en bâtière sur coussinets à soffite surélevé, le tout surmonté d'arcs de décharge permettant de soutenir avec "prudence" le poids des épaisses maçonneries.
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Rue de la Nasse
Façades percées de baies composites utilisant chacune des techniques spécifiques : baies géminées à meneaux permettant de plus larges ouvertures, arcs traditionnels plein cintre ou en anse de panier, linteau de pierre monolithe sur coussinet de pierre pour réduire la portée ou modeste linteau de bois de conception postérieure et de nature plus périssable. |
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Pignon de maison romane percé de deux baies jumelées ; leurs linteaux en bâtière sont soulagés par des arcs de décharge et des colonnettes sculptées.
Les maisons, pourvues pour la plupart d'entre elles, de caves à voûtement ogival, étaient reliées par un vaste réseau de souterrains. |
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La maison romane (CLMH) XIIèmes.
L'une des plus remarquables de la ville haute (actuel musée provinois) ; percements conformes à la logique constructive del'époque qui ne se souciait guère de symétrie, mais obéissaitn aux nécéssités du fonctionnement intérieur. |
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Rue Saint-Jean
Grange aux Dîmes (CLMH) XIIèmes
Son aspect défensif résulte de la nécessité de faire échec à la convoitise des pillards attirés par les produits de la dîme entreposés au sous-sol et au rez-de-chaussée.
A l'étage, succession de baies jumelées d'époque romane éclairant le logis destiné à accueillir les marchands. |
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La ville de Provins se situe dans le Canton de Provins, arrondissement de Provins
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*Les illustrations et textes proviennent du livre « Ile-de-France édifices connus et méconnus » de Pierre Thiébaut (Architecte du patrimoine, Chef du service départemental du Patrimoine Monumental de Seine-et-Marne) aux Editions du Puits Fleuris.
Le portail de la Seine-et-Marne.com remercie les Editions du Puits Fleuris pour leur accords de reproduction sur le site.
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