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L'Hôtel de Ville de Provins
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En savoir plus sur Provins
L'hôtel de ville de Provins est situé, place du Général Leclerc, en plein centre ville. C'est une robuste construction dont le porche comportait précédemment un péristyle agrémenté d'une colonnade aujourd'hui disparue, surmontée d'un balcon orné d'une rambarde de fer forgé qui supporte l'emblème national. L'étage de combles porte un sobre fronton surhaussé, sans aucune corniche sculptée, dont le seul élément décoratif est l'horloge qui rythme les heures de la cité. C'est ce fronton, à la cime de l'édifice et l'escalier monumental à sept marches qui s'étale devant le porche, qui donne à cet édifice un faux air de sobriété classique, souligné par la blancheur de la façade.
L'hôtel de ville est inséré au milieu d'un enchevêtrement de maisons dont certaines ont conservé leurs vieux colombages, et il n'est que de déchiffrer les noms des rues avoisinantes pour être immédiatement certain que Provins conserve jalousement des terminologies héritées d'un passé fort ancien : rue de la Friperie, rue des Cordeliers, rue aux Oignons sont en effet les artères qui se jettent place du Général Leclerc, baptisée en hommage au vainqueur de Koufra, mais qui précédemment s'était appelée successivement : place du Pilori, place Sainte-Croix, de la Boucherie du Val, Bourbon en 1817, pour le retour des Bourbons, et enfin place de l'Hôtel-de-Ville.
C'est l'appellation place de la Boucherie du Val qui se révèle la plus anecdotique, car à l'emplacement de l'actuelle mairie s'élevait auparavant un grand bâtiment à usage de boucherie dont les murs pignons avaient leurs soubassements surmontés d'une construction à jours, en pièces de bois. C'est sous la Révolution qu'un entrepreneur fut chargé de sa démolition et entreprit la construction de l'édifice actuel. Celui-ci fut acheté par un avoué M. Mattelin qui le loua à usage de bureaux aux agents des Droits réunis . Par la suite, le bâtiment servit de cadre au Grand Café des Colonnes , rendez-vous obligé des provinois, et en 1839, certains services de la mairie s'y installèrent après l'incendie de 1821 qui avait ravagé l'hôtel de ville qui à l'époque, était situé rue aux Aulx. Petit à petit, tous les services municipaux devaient occuper la plus grande partie du bâtiment, tout en abritant également la Caisse d'Epargne, la bibliothèque, le bureau et le logement du commissaire de police.
R.K.
Article extrait de Notre Département La-Seine-et-Marne n°19
Couverture Pastel de Thierry Gaudry, Vue sur fenêtre à Provins |
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