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Interview de Magali Hoarau
Miss Seine-et-Marne 2004
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Mlle Magali Hoarau est Miss Seine-et-Marne depuis le 17 septembre 2004, nous l'avons rencontrée pour une interview.
 Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques phrases pour nos internautes ?
Je m'appelle Magali Hoarau, j'ai 23 ans, je suis étudiante en lettres classiques, je termine actuellement ma maîtrise et je prépare le concours du CAPES. Et là, je viens de terminer un remplacement à mi-temps d'un professeur de latin. J'attends de voir si je reprends un poste après l'élection régionale (du 7 novembre 2004).
Comment avez-vous pris connaissance du concours ?
C'est un ami qui m'a inscrite, je crois qu'il a cherché les coordonnées sur Internet. J'avais eu le dossier, j'avais préparé des photos, mais sans l'envoyer, c'est lui qui l'a envoyé, et j'ai su que j'étais inscrite une semaine avant le concours. On a reçu les convocations pour le concours environ une semaine avant celui-ci. |
Ça se passe comment précisément, Mme Trueba (la responsable du comité régional) vous a appelé ?
Pas du tout, j'ai reçu la convocation. J'en ai parlé à mon entourage proche, juste à mes parents en fait, ils m'ont conseillé d'y aller, ils me poussent toujours à faire des expériences nouvelles et enrichissantes. Ils m'ont dit donc « Vas y, tu verras bien ! ». J'ai appelé alors Mme Muriel Trueba pour confirmer ma participation. Je suis arrivé à l'heure de la convocation, c'était 14 h le vendredi, pour faire les essayages, les répétitions. Puis à partir de là tout s'est enchaîné, c'est-à-dire qu'on a répété rapidement une partie de la chorégraphie créée par Fanny Trueba, qui a été elle-même Miss Ile-de-France 1998, le reste étant improvisé, puis après surtout les essayages, la mise en place, prendre les points de repères, le maquillage, la coiffure. Nous avons sympathisé avec les 10 autres candidates. Nous avons eu un dîner avant le concours. L'élection a eu lieu puis j'ai été élue, à ma grande surprise (rire).
Une fois élue, qu'avez-vous ressentie ?
J'ai pas réalisé tout de suite, on a dit mon nom et je m'y attendais tellement pas en fait que j'ai mis deux minutes avant de réaliser, on vient de m'appeler (rire). J'étais incroyablement surprise, après je n'ai pas eu tellement le temps de réaliser car on est un peu happé par les événements, il faut répondre à toutes les questions des journalistes, signer les premiers autographes (rire). Mais c'est très agréable. J'ai pu voir mes parents seulement trois quarts d'heure après le résultat (rire), je ne savais même pas qu'ils étaient venus me voir, c'était les seules personnes au courant avec mon petit frère qui lui non plus y croyait pas trop (rire).
Depuis le résultat, ça a changé quoi pour vous ?
J'ai prévenu quelques amis comme quoi j'avais remporté le concours, y compris celui qui m'avait inscrite qui n'était pas au courant de ma participation. Pour le reste, à vrai dire, c'est quelque chose que je regardais au moment de l'élection nationale, comme tout le monde, forcément ça fait rêver. Mais pour moi, c'était deux mondes à part, il y avait mon monde : le professorat, mes ambitions à ce niveau. et puis le concours, qui fait rêver, mais ça me paraissait vraiment inaccessible, j'imaginais même pas un jour participer au concours départemental. Là, c'est bien, je me rends compte que ça fait surtout très plaisir à mon entourage, aux gens. Il y a quand même pas mal de personnes qui à la sortie m'ont demandé des autographes pour leur fils, leur fille. je n'ai eu que des marques de sympathie. Tout le monde m'a dit : c'est bien, ça fait une expérience de plus.
Vous aviez pour ambition de travailler un jour dans un milieu artistique ?
Je sais que cela paraît un peu aberrant, mais depuis l'âge de 11 ans, je veux être prof de latin et de français, et j'y arrive puisque je passe mon concours cette année. J'ai déjà enseigné, il y a un an en fait, en ZEP, j'ai adoré, c'est fatiguant mais cette expérience m'a conforté dans ma vocation. Cette année, on m'a proposé un poste en remplacement, je l'ai pris, je viens juste de terminer aujourd'hui, si on m'en propose un autre, je le prendrais aussi. J'aime vraiment ce que je fais, le travail avec les élèves c'est mon but ultime.
Et si vous deviez aller plus loin dans l'élection ?
De toute façon, je tiendrais mes engagements, je serais même ravie de participer à l'aventure après, même si je devais mettre entre parenthèses ma vocation pendant un an, je serais honorée d'assumer les fonctions de Miss France, qui ne le serait pas, mais je ne pense pas qu'au final ça changerait ma vocation de professeur, j'y tiens vraiment ! Je ne pense pas que je pourrais envisager ma vie sans professorat, j'ai besoin du contact avec les élèves. Mais si je peux m'enrichir d'expérience autour, je prends tout ce qu'on m'offre, tout ce que la vie m'offre car il y a des gens qui n'ont pas cette chance.
Quelles sont vos obligations, puisque pendant une année vous allez être « Miss Seine-et-Marne »
Je n'ai pas de détails sur mes obligations, je sais que, par exemple, je dois remettre mon titre l'an prochain et présenter les candidates. Je pense que je participerais à des événements et manifestations de la vie départementale, maintenant je n'en connais pas encore le détail, puisque Muriel Trueba est très occupée par l'élection régionale du 7 novembre prochain. Je pense qu'on verra les détails après. Mais je suis ravie de ce qui m'est déjà arrivé : j'ai eu des cadeaux lors de mon élection, les félicitations du Conseiller Régional et du maire de Gretz-Armainvilliers. Ma maman était ravie, il n'y a jamais eu autant de fleurs à la maison (rire). Mes obligations passent forcément par le comité, en tant que Miss Seine-et-Marne je ne peux pas accepter un contrat ou une représentation avec mon écharpe sans l'accord de Muriel Trueba et du comité.
Merci pour tout et bonne chance pour la suite
Interview réalisée le 21 octobre 2004
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