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Cali "Je vais tourner dans un film français"
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Nous avons rencontré l'artiste, à l'occasion du Bruit de Melun, l'une des étapes de sa tournée 2006. C'est votre deuxième participation aux Bruits de Melun. Pourquoi avoir accepté de revenir ?
Disons que ça fait parti des grands festivals dont tous les chanteurs parlent. Je ne m'avance pas trop en disant que c'est incontournable. Et l'an dernier j'ai été très séduit par l'organisation off du festival, c'est-à-dire le village détente, où l'on reste en attendant de passer sur scène. On est quand même souvent sur la route, on fait des festivals et on joue tous les jours. C'est inestimable ces heures précédent le concert, quand tout est bien aménagé. Là je suis à l'aise, décontracté. Vous êtes en tournée tout le mois de juillet. Quelle est votre actualité pour les prochains mois ?
Nous partons pour un festival à l'Ile de la Réunion en août. Et nous allons rester un peu en vacances là-bas. Ce sera donc détente, pour ensuite repartir en septembre pour quelques dates. En octobre, je serai à Paris, du 04 au 12 octobre pour être précis. Je jouerai avec mon pianiste, Julien Lebart à la Maroquinerie. Nous ferons huit dates d'affilée, avec des invités. Je ne sais pas qui encore, ça va être rigolo. Vous avez écrit votre premier album « L'amour parfait » sorti en 2004, suite à une rupture. Dans quel état d'esprit étiez-vous pour le second « Menteur » sorti en octobre 2005 ?
J'étais fatigué, épuisé. Je n'en pouvais plus. On sortait d'une tournée de 200 dates. J'étais au Canada avec mon pianiste, Julien. Je me suis dit : il faut te reposer, prendre beaucoup de temps. Et avec la maison de disques on s'est mis d'accord pour que l'on prenne quelques mois de repos. Mais en rentrant chez moi, je tournais comme un lion en cage, je devenais insupportable avec mes proches. Il fallait que je continue à écrire des chansons. J'ai regardé dans mon « cartable ». J'en avais écris pas mal durant toute la tournée. J'ai appelé la maison de disques et je suis parti de suite en studio. Donc dans quel état d'esprit j'étais, complètement creuvé, mais avec une envie folle de repartir. J'ai une énergie, aujourd'hui, qui est présente grâce à ce sentiment de fatigue et de vide que j'ai ressenti. Ce sentiment de fatigue a été récompensé quelque part puisque cet album a été disque d'or un mois après sa sortie. Comment avez-vous réagi par rapport à cela ?
Je suis très fier de ce disque. Il a été très bien accueilli.Et aujourd'hui il est toujours en vie, ça se passe bien. Il se promène. Non j'ai été surpris parce que tout a été très vite. Et c'est très touchant. D'autre part, la première semaine, j'étais deuxième au top derrière Julien Clerc. C'est amusant. Et c'est le favori de ma grande soeur. Elle avait son petit frère derrière son idole. La ou les chansons que vous préférez sur cet album ?
Je n'en préfère pas. Mais les deux titres, le premier « Qui se soucie de moi ? » et « Le vrai père » sont deux chansons qui traitent d'un sujet qui me touchent, dont je parle et que je médiatise. C'est le droit de garde des enfants quand les parents se déchirent. En France, la justice n'est pas à la hauteur à ce niveau là. Les mômes sont rapidement pris en otage et la garde est confiée systématiquement à la maman, dans 90 % des cas. Je pense qu'un enfant a besoin de ses deux parents. Ce sont deux chansons qui traitent de ça, du désespoir d'un papa qui se trouve écarter de ses enfants. Vous avez collaboré avec le producteur Daniel Presley pour cet album. Comment ça s'est passé ?
Il était également sur le premier « L'amour parfait ». J'avais été très content de son travail. C'est devenu un ami aujourd'hui. Il est venu chez moi, on a écouté beaucoup de musique, et on a décidé qu'on ferait ce deuxième disque ensemble. C'est un grand producteur. Il a travaillé avec entre autres les Dionysos, avec Faith No More, et avec le Belge Polar, dont l'album sort le 21 août prochain. Sur votre site Internet, il y a des liens permettant d'accéder aux sites de Thiéfaine, M, Kent. Quelles sont vos rapports avec ses artistes ?
Ce sont des gens que j'apprécie. J'aime leur travail, et surtout leur humanité. Ce sont des personnes très très hautes, d'une gentillesse incroyable. Ceux qui ne les connaissent pas encore doivent aller les découvrir et se promener sur leur site, accéder à leur paysage qui me touche beaucoup. Toujours sur Internet, vous avez crée votre blog. Que représente ce moyen de communication pour vous ?
Il y a quelque temps pas grand chose. Et puis aujourd'hui, j'ai vu que c'était fou comme histoire. Déjà ça a démarré avec un site de fans, www.caliciuri.com. C'est quelqu'un qui aimait beaucoup mon travail qui l'a crée. Il y a eu beaucoup beaucoup de monde qui s'est connecté. Et la maison de disques m'a proposé de faire un blog, un portail où je peux raconter ce que je veux, quand je veux. Et surtout, les gens peuvent venir raconter ce qu'ils veulent, quand ils veulent. J'ai pris plaisir à le faire, dès septembre dernier. Et j'y vais assez régulièrement, pour raconter un petit peu ce qui se passe, des choses qui peuvent intéressées les personnes qui m'aiment bien. Ca me permet de tenir un petit journal intime également. Je le relirai quand je serai vieux. Il y a des réactions de gens qui sont adorables. Là ou j'ai été surpris c'est par la fréquentation du blog. Au mois de mai dernier, il y a plus de 150 000 personnes qui y sont passées. En mars est sorti un livre avec Miossec « Rencontre au fil de l'autre ». Quels échos en avez-vous eu pour l'instant ?
Miossec est un ami que j'aime beaucoup, que j'adore, même plus que ça. Ce sont des journalistes bretons qui nous ont proposé de faire ce livre d'entretien, où l'on raconte tout et n'importe quoi. Ce peut être des bêtises, ou pas, autour d'un verre, ou plusieurs, dans des paysages étranges, à Wissant (Nord-pas-de-Calais), à Perpignan, à Bruxelles. Il y avait un photographe qui nous suivait partout, Claude Gassian. Il a photographié les Stones, Johnny Cash. La seule condition qu'on proposait c'était de tout garder. Il y a donc beaucoup de gros mots. Mais j'en ai des résultats positifs. Les gens ont l'impression d'être avec nous à l'apéro. Quand aura-t-ton l'occasion de vous revoir en Seine-et-Marne ?
Je ne sais pas encore. Pour l'instant, on est plutôt vers la fin de la tournée qu'au début. Nous n'avons pas encore fixé définitivement les dates de la prochaine. Vos projets à la fin de cette tournée 2006 ?
J'ai écris une musique de film, et je vais tourner dans un film, pour m'amuser. J'ai un bon rôle dans une production française. Le tournage va débuter en avril prochain. Pour revenir un peu au Bruit de Melun. Le Cali là maintenant, et le Cali sur scène, c'est le même ?
Non je ne suis jamais le même à 5 heures de l'après-midi et à 10 heures du soir. J'ai l'impression qu'un dragon s'empare de mon corps juste avant de monter sur scène, et je deviens complètement débile (rires).
Retrouvez toutes les informations sur Cali sur www.cali-menteur.com et sur www.caliciuri.com
Sophie Olejniczak – Juillet 2006 |
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