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Sandra Nkaké
C’est incroyable l’ambiance sur le festival Muzik’Elles
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Que représente pour vous le fait de participer aux Muzik’Elles 2009 ?
Sandra Nkaké: C’est une grande fierté et une grande joie. A la première édition, je me suis dit que j’aimerais un jour fait partie de ce festival. J’ai insisté auprès de mon manager pour que cela puisse se faire. Mon album est sorti, et finalement c’est le festival qui m’a contacté.
Tout à l’heure en sortant de scène, il y a une personne qui m’a demandé si ce n’était pas trop dur d’être en changement de plateau entre deux artistes. Et moi j’ai répondu : « pas du tout, car le public m’a vraiment fait un accueil incroyable, l’accueil technique est aussi très chouette. » Et puis, surtout quel que soit le temps qui m’est imparti, je suis contente de présenter ma musique et de voir que les gens la reçoivent avec beaucoup d’amour !
Vous avez donc fait le festival en tant que spectatrice ?
Sandra Nkaké: Tout à fait, c’est incroyable l’ambiance sur le festival Muzik’Elles, et en plus faire partie d’un festival « féminin » c’est important. De pouvoir dire qu’il y a beaucoup d’artistes féminines avec une couleur musicale spécifique. Il y a une grande diversité de musique dans ce nous pouvons écouter ce soir , demain et après-demain. J’espère que le festival va continuer longtemps !
D’où vous vient l’idée de mélanger votre voix avec un looper ?
Sandra Nkaké : En fait, c’est venu que l’un de mes musiciens l’avait et j’avais envie d’essayer. Moi, je ne suis pas vraiment instrumentiste, je fais un peu de batterie, mais mon instrument principal c’est ma voix ! J’avais envie de temps en temps quand je n’ai pas l’occasion d’avoir de musiciens de pouvoir faire des spectacles et d’être autonome. D’un côté je chante la beatbox, et d’un autre côté la basse et les chœurs. Je construis mes morceaux ainsi toute seule.
C’est improvisé ?
Sandra Nkaké: Il y a un peu des deux, il y a une partie qui est travaillée et pendant que je suis sur scène il y a pas mal d’idées qui arrivent aussi. Je réagis en fonction de ce que je reçois : en fonction du public, de l’ambiance, de mon humeur… Pour moi la musique c’est une matière vivante pas du tout figée.
Dans vos textes et votre voix, on ressent une certaine « douleur » et émotion ?
Sandra Nkaké : C’est dans ma nature, autant quand l’on m’écoute parler on pourrait dire que je suis joyeuse ! Mais j’avais envie d’aller au-delà avec la musique, je peux ressortir tout ce qu’il y a de plus triste et douloureux, mais aussi de plus gaie. C’est vraiment un moyen pour moi d’échanger mes sentiments en musique.
Après, pour moi la douleur c’est le manque de ma terre natale, des personnes disparues, c’est une certaine âpreté dans le monde. Ensuite, je trouve ma manière de l’exprimer en musique.
Mais c’est plus mélancolique que triste. Je suis de moins en moins triste ! La couleur de ma voix est assez proche du blues. Vous connaissez Meaux ?
Sandra Nkaké : Je suis du Cameroun, mais j’habite à Paris, je n’ai pas eu le temps de trop visiter mais entre la gare et la scène, je trouve que la ville est assez paisible. Souvent les gens ont une idée sur les villes et ici je trouve une ambiance assez paisible et d’échange.
Voir le reportage sur le 1er jour du festival Muzik'Elles de Meaux 2009
http://www.myspace.com/sandrankake
Patrick, Septembre 2009
©Photos Francis Taka Taka et Patrick Meleo
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