La Bataille des Remparts, c'est fini pour cette année. Spectacle basé sur l’histoire, l’humour et la pédagogie, d’une durée de quarante minutes, il avait pour objectif der montre quelles étaient les armes utilisées au Moyen-Age. Petite rétrospective des armes et machines de guerres médiévales présentées par la société Equestrio.
Les armes défensives
Les boucliers, les armures. Au cours de ce spectacle est expliquée toute l'évolution des boucliers, du bouclier en bois, en bronze en passant par celui en métal. Viennent ensuite les écus, les targes. Ce sont les boucliers des chevaliers. Ils avaient une forme particulière, arrondie, afin de les protéger. Il existait également des boucliers plus conséquents, comme le grand pavois. Il était de la taille d'un homme. Il comprenait un petit trou. Les archers se cachaient et tiraient derrière lui afin d'être protégés.
Les armes offensives
L’épée était évidemment présentée. C’est l'arme la plus connue, également symbole de la chevalerie. Seuls les gens de haute lignée pouvaient les porter. Il existait plusieurs sortes de lames, plus ou moins grandes. La dague, relativement courte, souvent utilisée en deuxième arme. L'épée, qui pouvait faire 80 cm de long, qui était assez maniable. La bâtarde, qui elle faisait environ 1 m 20, appelée communément aussi une main et demie pour les passionnés. Cette épée est déjà un peu plus conséquente. Et puis il y a l’épée qui pouvait mesurer plus d' 1 m 50- 1 m 80, de la taille d'un homme, épée colossale. Elle était plus crainte par les chocs qu'elle imposait que par son tranchant.
Les lances, utilisées par les chevaliers ou par les piétons. Elles pouvaient faire de 2 m 50 à 5 m. Ces lances avaient plusieurs types d'utilisation, qui pouvaient être avec des pointes, ou avec des pics, entre autres. Les lances étaient souvent équipées de façon à protéger aussi la main du cavalier, pour qu'il ne soit pas touchés.
Les armes d'hast. Ce sont de grands bâtons avec des bouts ferrés. On en trouve une quantité colossale car les hommes ont toujours été assez ingénieux. On recense les fourches de guerre, les faux, les pics, les hallebardes. Il y en a beaucoup en fonction de l'évolution à travers les siècles.
L’équipe d’Equestrio a également présenté toutes
les armes de chocs. Ce sont les haches, les masses, les fléaux, les goupillons. Ces armes étaient projetées avec vigueur sur l'ennemi et étaient assez dangereuses. Le fléau était une arme très élaborée, qui passait lui outre les protections. Il était muni d'une chaîne. Lorsqu’un coup était donné, le fléau arrivait à passer derrière la protection de l'adversaire, ce qui imposait d’importantes blessures.
Les machines médiévales
Machines de jet à balancier :
Le mangonneau à roue de carrier : Cette machine, utilisée du XIIè au XVè siècle, a une portée de 160 mètres et peut tirer des boulets allant jusqu’à 100 kg. Sa cadence de tir est faible et il faut une équipe d’au moins 12 hommes pour la manipuler.
Le trébuchet : utilisé entre le XIIè et le XVIè siècle, il a une portée de 220 mètres et peut tirer des boulets pesant jusqu’à 140 kilos. Sa cadence de tir est faible, 2 par heure. Une équipe de 60 à 100 hommes était nécessaire pour le faire fonctionner. C’est toutefois la plus puissante des machines de jet à balancier.
Son nom vient de l’occitan trebuca, qui signifie « qui apporte les ennuis ». Le trébuchet est conçu pour marteler un endroit précis d’une muraille dans le but d’ouvrir une brèche.
Le couillard : utilisé du XIVè au XVIè siècle, il a une portée allant jusqu’à 180 mètres et tire des boulets pesant entre 30 et 80 kilos. 4 à 8 hommes, plus les artisans de la machine le faisaient fonctionner. C’est la plus perfectionnée des machines à contrepoids. Ses performances sont inférieures à celles du trébuchet, mais sa cadence de tir est 5 à 6 fois supérieure.
Les machines de siège :
Le beffroi : Cet engin d’assaut connu depuis l’antiquité est en fait une énorme tour permettant d’attaquer les forteresses au niveau des murailles, et de s’y introduire. Le beffroi comporte en général une série de plates-formes où peuvent se tenir une centaine d’archers et d’arbalétriers qui vont envahir la place forte attaquée en sortant par un pont-levis placé au sommet du beffroi.(texte inspiré des livres de Renaud Beyfette).
Le bélier : Il est utilisé pour défoncer les lourdes portes en bois défendant l’accès aux villes et aux autres places fortes. Il peut également s’attaquer aux parties des remparts les moins bien protégées. Il est composé d’une grosse poutre terminée parfois par des cerclages en fer. Le tout est suspendu à une charpente par des cordages ou des chaînes. Les assaillants sont protégés des projectiles lancés par une solide charpente sur roue recouverte de matériaux peu inflammables (fumier, terre, herbe verte ou encore peaux fraîchement écorchées).(texte inspiré des livres de Renaud Beyfette).
Les machines médiévales sont des créations de la société Armédiéval. La photo ci-dessus provient de www.armedieval.com
Voir l'interview de M. Audureau, gérant de la société Equestrio, à propos des armes utilisées pour le spectacle La Bataille des Remparts
Plus d’informations auprès de la société Equestrio : www.equestrio.fr
Sophie Olejniczak – Juillet 2006