« Il y a des soirs comme ça, où tout s'écroule autour de nous ». Les paroles de la chanson de Pascal Obispo calquent parfaitement à la situation qu'ont vécu les Bleus hier soir à Berlin. On les voyait brandir la coupe du monde, ivres de joie. Les joueurs y croyaient. Le pays entier y croyait. Mais il n'y aura pas de 2è étoile sur le maillot de l'équipe de France. Pas cette fois-ci en tout cas.
L'équipe de Raymond Domenech s'est inclinée hier soir contre l'Italie (3 tirs au but à 5), après un score nul à l'issu du temps réglementaire et des prolongations. Un match au cours duquel ils ont ouvert le score, sur un pénalty transformé par Zidane, par une belle panenka à la 7è minute. Ils ont vite été rattrapés par la Squadra Azzura (19è). Mais la France se ressaisit et domine durant la seconde période, malgré une défense transalpine excellente, et une belle frayeur à la 77è minute sur une frappe de Pirlo.
Elle passera même à côté de belles occasions de but. Henry manque plusieurs fois de finition dans ses tirs (46è, 50è et 63è notamment). Les deux équipes se retrouvent aux prolongations. Mais rien n'y fera. Le ballon ne rentrera pas. Ribery rate de peu sa frappe, qui rase le poteau gauche du gardien italien Buffon. Onze minutes plus tard, c'est un vrai coupe de massue. Zizou est expulsé pour un coup de tête dans le torse de Materazzi. Une fin de match aux allures surrréalistes. Pourquoi a-t-il craqué ? Pourquoi ce geste ?
La séance de tirs au but achèvera la sélection française, avec le pénalty raté de Trézéguet. L'Italie éclate de joie. La France pleure. On aurait tant aimé une fin différente. Mais les Bleus se sont bien battus. Ils ont réussi à se hisser sur la deuxième marche du podium et à faire taire les critiques subies au début de cette coupe du monde 2006. Et ça c'est une très belle performance.
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Sophie Olejniczak – 10 Juilet 2006
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