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Coupe du Monde 2006 : France-Portugal
Disney® Village a fait le plein de supporters
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Nous avons assisté à la demi-finale opposant la France de Zinédine Zidane et le Portugal de Luis Figo, hier soir (05/07/06) au Disney® Village. Un match qui a réuni bon nombre de supporters français et portugais dans une ambiance festive.
L'affiche de cette 18ème coupe du monde est désormais connue : ce sera Italie-France. Les Bleus se sont en effet imposés à Munich 1-0 grâce à un but de Zinédine Zidane. Une victoire qui leur permet de jouer leur deuxième finale de coupe de monde.
Hier soir, oublié leurs débuts peu prometteurs. Au Disney Village, on a suivi ce match avec la plus grande ferveur, aussi bien du côté portugais que du côté français.
Ce sont des centaines de personnes qui s'y sont retrouvées pour venir soutenir leur équipe respective. Des Français plus que confiants, comme Pierre : « On a retrouvé notre équipe de France. Ce match, on va le remporter. 2-0 pour les Bleus » .Et des Portugais qui y croyaient dur comme fer. Il faut les comprendre. Jamais auparavant la selecçao n'avait accédé à une finale de la coupe du monde. Autant dire que l'idée de pouvoir y participer rendait euphorique les supporters de Luis Figo, Cristiano Ronaldo, et Pedro Pauleta.
Plus d'une heure trente avant le début de la rencontre, le Sports Bar et sa terrasse ont été pris d'assaut. Au Billy Bops, idem. Plus une seule place assise. Et les allées du Disney Village devenaient de plus en plus inaccessibles, au fur et à mesure que l'heure de la rencontre approchait.
L'ambiance était conviviale, supporters français et portugais « cohabitaient » dans le plus grand respect, tout en scandant chacun le nom de leur nation.
21 h 00 : c'est le coup d'envoi. Chaque camp espère. Vêtus de t-shirt à l'effigie de leur équipe respective, maquillés ou bien munis de drapeaux et de cornes de brume, chacun se voit déjà jouer contre les Italiens le 09 juillet.
Le but de Zidane est toutefois venu porter un coup au moral des Portugais, à la 33ème minute, sur un pénalty accordé suite à une faute de Ricardo Carvalho sur Thierry Henry. Côté français, c'est l'euphorie. On crie « Zizou, Zizou » « Allez les Bleus » « On va gagner » . Côté portugais, c'est la consternation. « C'est du n'importe quoi, il n'y avait pas faute. L'arbitrage est mauvais » , s'insurge Miguel.
Mais les joueurs de Luis Felipe Scolari ne réussiront pas à revenir au score. Et pourtant, ils auront tout fait pour y parvenir. De bonnes occasions ratées aux fautes simulées, rien n'y a fait. Leur rapidité d'action n'aura pas suffit. Ils se sont pourtant bien battus et auront donné de belles frayeurs aux Bleus. A la mi-temps, les esprits français sont bien échauffés. On chante, on danse. Mais les supporters restent prudents, comme Fabrice « Il faut tout de même faire attention. Tant que le score reste à 1-0, il ne faut pas crier victoire trop vite » . L'entente entre Français et Portugais restait malgré tout cordiale.
Et les aficionados de la selecçao gardaient espoir et confiance : « Ce n'est pas perdu, Maniche est bien présent. Je suis sûr qu'il va marquer » , affirmait Ludovic. « On va égaliser. Et nous allons gagner aux prolongations, parce que la France est quand même forte défensivement » .
Dans les cinq dernières minutes de cette rencontre, les joueurs portugais ont tenté le tout pour le tout. Dernières accélérations, dernières occasions. Les supporters, que ce soit au Sports Bar ou au Billy Bops, lâchent leur derniers cris d'encouragement. Cris encore plus vifs lorsque le gardien Ricardo quitte ses buts pour rejoindre ses partenaires. Ils n'avaient plus rien à perdre. Mais peine perdue. Ca ne rentrera pas. L'espoir de toute qualification pour la finale s'éteint. La tristesse se reflétait sur les visages des supporters portugais : « On y croyait, c'est une immense déception. Mais on s'est bien battu » , lance Marco. Dans l'ensemble, ils sont restés fair-play : « On ira soutenir les Français, dimanche, à Berlin ».
Et c'est le coup de sifflet final. Cette fois, c'est officiel. La France est en finale de la coupe du monde. C'est l'euphorie. On chante, on crie, on saute dans tous les sens. Et c'est une ambiance de folie qui s'empare du Disney Village. La nuit aura une nouvelle fois été synonyme de fête et aura rapproché les Français, le temps d'une soirée. Espérons maintenant que celle de dimanche soir, à Berlin, sera aussi belle que celle d'un certain 12 juillet 1998.
Voir les autres reportages sur la Coupe du Monde de Football 2006
Sophie Olejniczak – 06 Juilet 2006
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