Le Son et Lumière de Provins, c'est fini pour cette année. Il a une nouvelle fois replongé les spectateurs dans la vie au Moyen-Age, dans une ballade au travers des saisons. Après quatre dates aux Couvent des Cordelières, les 9 et 10 juin, puis les 16 et 17 juin, la maison des jeunes et de la culture (MJC), l'organisatrice, vous donne rendez-vous l'an prochain. Mais comment s'organise un tel spectacle ? Techniquement ? Et dans le temps ?
L'organisation technique
Le Son et Lumière de Provins, ce sont 350 personnes, dont 300 acteurs (hommes, femmes, enfants), et une cinquantaine de techniciens, de couturiers, de responsables de l'accueil et du décor. Leur particularité : ils sont tous bénévoles. Ils travaillent, sont étudiants ou retraités. Les acteurs de ce spectacle sont issus de différentes associations, pas forcément spécialisées dans le monde du spectacle, comme l'Harmonie Municipale de Provins, ou Sainte-Colombe Sports et Loisirs.
Le Son et Lumière de Provins, c'est aussi un budget de 25 000 €. Que finance cette somme exactement ? Une bonne partie, un peu plus de 50 %, est consacrée à la publicité. Ensuite vient le coût des costumes et des accessoires. Si les bénévoles les fabriquent eux-mêmes, ils doivent toutefois acheter les matières premières : des tissus réagissant à la lumière, des galons, du bois pour le décor.
L'aspect technique, plus particulièrement la pyrotechnie (les artifices), représente 3 500 €. Sans oublier la communication (affiches, programmes). La MJC édite en effet un fascicule sur le spectacle. Elle le distribue ensuite gratuitement aux spectateurs. Elle paie égalemet des cotisations SACEM, (société de gestion collective du droit d'auteur pour la musique).
Pour pouvoir faire face à ces frais, elle perçoit des subventions de la part du conseil général de Seine-et-Marne, entre 3 000 et 4 000 €. La ville de Provins lui verse également une aide financière, du même montant.
Et pour le reste ? Concernant la location de matériel, les organisateurs fonctionnent avec un système de partenariats, un échange de services pour être plus précis. Comme il l'ont fait avec le concessionnaire automobile Renault de Provins. « Nous lui avons proposé un partenariat. Nous lui avons dit : nous vous mettons sur nos affiches, nous vous citons comme partenaire. Moyennant quoi vous nous fournissez, gracieusement, pour les deux week-ends, 3 gros camions. Il a accepté sans aucun problème », a déclaré Dominique Lanaud, régisseur, qui fait partie de l'aventure depuis le début, en 1982. Même concept pour le stand restauration. Mc Donald's Provins leur offre des gobelets à leur effigie, la société Panipro les viennoiseries et sandwichs.
D'autre part, la ville de Provins met à leur disposition les 1 100 places de gradin, l'apport technique (projecteurs) et les compteurs électriques. La consommation ne leur est pas facturée. Pour l'emplacement, la MJC bénéficie de l'accord de la municipalité de Provins et de la Bibliothèque Nationale de France. Toutes deux sont propriétaires des terrasses et des jardins utilisés pour le spectacle.
La MJC se charge entièrement de l'aménagement, de l'entretien du site, de la création des costumes et du décor.
Et l'organisation dans le temps ?
Elle commence très tôt, dès le mois de septembre, par la communication et la démarche partenariale, destinées à pour promouvoir l'évènement. La MJC ne passe par aucune agence de publicité. Au fil des années, elle s'est constituée un réseau de relations.
Charles Souroste, metteur en scène du spectacle, procède ensuite aux modifications qu'il souhaite apporter au spectacle de l'année suivante, au niveau des textes, des scènes. Vient alors l'enregistrement des voix. Car les commentaires, les textes des acteurs sont enregistrés à l'avance, pour permettre d'avoir des doublures au niveau des acteurs. Selon Dominique Lanaud « Il est plus facile de jouer en play-back que d'apprendre un texte ».
Puis c'est le choix et le montage des musiques, la préparation des 19 tableaux du spectacle. Charles Souroste se rend sur

Dominique Lanaud (à droite), régisseur du spectacle,
ici avec deux techniciens |
place, en hiver, avec une équipe de mise en scène, composée d'une douzaine de personnes, pour répéter les mouvements. Il s'assure ainsi que tout est bien coordonné, calé. Parallèlement, l'équipe couture, menée par Pierrette Souroste, se charge de restaurer les costumes et d'en créer de nouveaux. Quant aux répétitions, elles se déroulent du mois de mars jusqu'à la veille du spectacle.
Durant la représentation, ce sont une quinzaine de techniciens qui travaillent pour permettre aux acteurs d'évoluer dans les meilleures conditions. Entre les éclairages, les sons, la pyrotechnie, l'interphonie, la vidéo. « On travaille avec des éclairages en direct. On a une centaine de projecteurs répartis sur les sites, dont 4 projecteurs robotisés, 3 projecteurs de poursuite », déclare Dominique Lanaud.
Le résultat est à la hauteur du travail accompli pour y parvenir. Bravo à tous ceux qui y ont contribué, et permis ainsi à près de près de 4 000 personnes de venir admirer et découvrir la vie au Moyen-Age, de façon ludique et créative. Plus d'infos sur le Son et Lumière de Provins auprès de la MJC : http://mjc.provins.free.fr
Sophie Olejniczak – Juin 2006
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