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Virus de Gilles Cordillot
Virus de Gilles Cordillot

Virus de Gilles Cordillot

Le 16 février 2015, le premier livre de Gilles Cordillot (Seine-et-Marnais), intitulé « Virus » est publié. Il raconte une histoire incroyable qui se passe en 2020. Une anticipation proche du réel. Rencontre avec un auteur enthousiaste de sa première expérience d’écrivain. Gilles Cordillot est également journaliste au Parisien édition de Seine-et-Marne.

Pourquoi un premier livre après plus de 30 ans de carrière de journaliste ?

J’ai déjà écrit plusieurs livres, environ trois, mais je n’ai jamais été jusqu’à les publier ni même les faire lire… et en plus j’avais mon travail, ma famille avec mes enfants, maintenant ils ont grandi…

J’écris d’abord parce que j’aime cela que ce soit en tant que journaliste ou là comme auteur. A chaque fois je raconte une histoire. J’ai envie que les gens passent un bon moment sans aucune prétention.

Mais quelque part j’ai toujours eu mon envie d’écrire un livre, un rêve de gosse et aujourd’hui c’était le bon moment. J’étais en train de lire une nouvelle de Stephen King « Juste avant le crépuscule », j’ai eu alors l’envie d’écrire aussi une nouvelle. Ma fille est tombée sur une nouvelle de 60 pages que j’avais écrit, c’était la base de « Virus ». Elle a adoré et m’a encouragé à en faire un roman.

Couverture de Virus
Couverture de Virus

Comment t’es venu l’idée de faire un virus qui se propage dans le cerveau ?

Très simplement, en me promenant dans la rue un jour avec ma femme, j’ai dit : « Si jamais une maladie pouvait se transmettre par les casques audios, tous les mômes seraient contaminés ». Le terme étant employé en biologie et en informatique. J’ai donc choisi d’en faire un virus informatique qui attaque le cerveau.

Combien de temps as-tu mis pour écrire ton roman ?

Cela m’a pris 15 jours pour installer l’histoire. Je suis souvent inspiré lorsque je marche. Après comme c’est mon premier, j’ai eu plusieurs périodes d’hésitations, puis d’arrêts et parallèlement j’ai bien sûr continué mon travail de journaliste. Cela m’a pris en tout environ 15 mois.

Les descriptions dans ton livre ont un côté très visuel presque cinématographique ?

Avant d’écrire, je visualise souvent les scènes, cela n’a donc rien d’étonnant. J’écris ce que j’ai visualisé.

Aurores Boréales © sumos / Adobe Stock
© sumos / Adobe Stock

Tu as un regard assez froid sur de nombreuses professions ?

Oui tout à fait, les médecins manquent par exemple de psychologie. L’armée c’est sûrement le vécu de mon service militaire, je n’aime pas le côté froid et rigide de l’armée.

Les journalistes TV, tu n’es pas tendre avec eux non plus ?

Oui et je peux en parler car journaliste c’est mon métier. Pour moi, il y a le journaliste curieux dans le bon sens du terme et d’un autre côté il y a le journaliste voyeuriste.

Avec par exemple le crash du Boeing 777, il faut bien sûr en parler, expliquer le pourquoi du crash… mais je ne supporte pas qu’on filme ou photographie de manière insistante le malheur des gens. On fait un beau métier, mais les gens ne nous aiment pas à cause de ce genre de situation !

D’un autre côté, lors de situation dramatique, je me suis aperçu qu’après la police, le journaliste est souvent la personne à qui parlent les gens. Tu deviens alors un peu le « psychologue » de comptoir. Le but n’est pas très reluisant, mais tu fais souvent du bien aux gens… cela me réconcilie un peu… mais bon je n’aime pas traiter ce genre de sujet…

Les politiques aussi sont absents de ton livre, pourtant l’histoire raconte une épidémie mondiale ?
C’est vrai… Pourquoi je n’ai pas parlé des politiques ? Je n’en sais rien. Je n’ai pas une très bonne image des politiciens et souvent comme dans le livre les politiciens sont dépassés par les conseillers… Je les ai donc écartés inconsciemment (rires).

Les jeunes eux sont la conscience du monde notamment au travers du personnage de Nils. Les parents sont très présents mais dépassés par les événements. C’est un peu à l’image de notre société aujourd’hui ?
Je pense un peu. Heureusement que les jeunes ont encore des rêves et des espoirs. J’espère beaucoup des jeunes. Mais d’un autre côté je les vois s’installer tranquillement dans nos chaussons. J’aimerais parfois un monde plus revendicatif.

Le monde que tu décris est composé de grandes villes, de mégapoles… La ville principale où se situe la majorité de l’action n’est pas définie, pourquoi ce choix ?
Si j’avais choisi une ville connue, j’aurais été contraint par certains repères. Cependant je me suis beaucoup inspiré de Medellin en Colombie qui, comme dans « Virus », a son téléphérique urbain.

Ce téléphérique, c’est un peu le fil rouge de mon livre. J’adore les téléphériques cela permet d’admirer les paysages en silence, cela a un côté rassurant. Un téléphérique permet aussi de désenclaver les villes avec beaucoup de circulation. En me documentant pour le livre, je me suis d’ailleurs aperçu qu’Issy-les-Moulineaux avait eu un projet de téléphérique en 2008.

Dans une grande ville, tout peux se passer. J’avais besoin de ce cadre-là avec en bas la population plutôt classe moyenne, voire pauvre, au niveau intermédiaire l’hôpital et les services, et tout en haut la population très aisée qui se demande ce qui se passe en bas.

Tu abordes dans ton livre le sujet de la surpopulation que l’on trouve notamment dans les mégapoles et tu imagines une partie de l’intrigue comme une OPA ?
Oui aujourd’hui nous sommes environ 7 milliards voire plus. Il y a quelques années je suis tombé sur un article qui racontait qu’un journaliste allemand avait dénoncé un complot en accusant l’ONU et l’OMS de bioterrorisme pour avoir envoyé des virus dans plusieurs laboratoires dans le monde. Ce virus aurait été à l’origine de la grippe A.

J’ai donc repris une partie de cette histoire pour créer non pas un virus biologique mais numérique. Et j’ai pensé que la cible idéale dans le cadre d’une fiction serait non plus les Etats-Unis, mais la Chine qui devient aujourd’hui une grande puissance mondiale. Je me nourris beaucoup de l’actualité, c’est mon côté journalistique.

Tu as une fin ouverte ou le lecteur peut se faire sa propre opinion, une manière de transmettre ton histoire ?
Oui, c’est une fin dite à la française. Le lecteur optimiste pensera qu’après cette dernière page du livre «semi-tragique» tout ira mieux… Dans cette catégorie, le lecteur optimiste, beaucoup m’ont d’ailleurs demandé « à quand la suite ? ». Et puis, il y a ceux qui m’accusent de leur avoir gâché leur soirée avec cette fin (rires). C’était voulu, mais je ne suis pas sûr de vouloir faire mon prochain livre ainsi (rires).

Comment se passent la distribution et l’édition pour un premier livre ?
J’ai cherché plusieurs maisons d’édition en envoyant mon roman. J’ai trouvé celle qui édite mon livre, Estelas Editions, sur un réseau social. Je m’implique beaucoup dans la distribution en faisant des séances de dédicaces et en cherchant des points de vente dans mon département le 77. J’ai aussi pu participer grâce à mon éditeur au Salon du Livre de Paris. Prochainement je vais faire celui de Moret-sur-Loing, et d’autres sont à venir…

Dernière question, je me suis un peu perdu entre ce qui était scientifiquement possible ou pas (sans que cela nuise à ma compréhension et à l’avancement de l’histoire). Tu as volontairement mélangé le réel à de l’anticipation proche du réel ?
J’ai considéré ce premier livre comme un mélange floral où le but serait de mélanger des fleurs naturelles à des fleurs artificielles sans que l’on puisse distinguer lesquelles sont naturelles ou artificielles.

Dans mon livre c’est un peu pareil, j’ai mélangé la recherche et la technique déjà existante à des éléments futuristes sans que le lecteur puisse savoir réellement si cela est déjà en cours de création scientifique ou sorti de mon imaginaire.

Par exemple le cerveau virtuel que je décris dans mon livre qui permet de tester des e-médicaments et de voir comment ils réagissent, six mois après l’avoir écrit je me rends compte qu’une équipe travaille sur un projet équivalent à Lausanne avec une fin de recherche prévue en 2030. Pour moi, à partir du moment où une personne a une idée sur terre, il est fort probable qu’une autre personne ait la même idée.

Couverture de Virus de Gilles Cordillot
Couverture du livre Virus de Gilles Cordillot

Résumé du livre Virus

Paris. Un virus informatique mutant attaque l’homme. La grippe N, comme Numérique, se transmet par les casques audio. Elle fait de nombreuses victimes sur toute la planète. De New-York à Pékin, des foules hystériques descendent dans la rue. Nils, un jeune homme de 18 ans, part au bout du monde pour tenter de sauver Maylis, sa petite amie, touchée par la maladie.

Mais d’où vient cette grippe Numérique et comment la combattre ? Owen Dakota, un vieux geek has been de la Silicon Valley, ressuscité par ses vieux amis, découvre qu’un fléau encore bien plus dévastateur menace l’humanité. Une aventure à vous couper le souffle.

Site web de l’auteur : www.cordillot-roman.fr

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